Lettre inédito du 28 octobre
sard K Un coup si effroyable ébranla un moment son espérance; il ne la brisa pas. A travers le sombre nuage, son œil ne cessait de percevoir encore un rayon de lumière.
Peu de temps avant sa mort, en février 1872, ilfutpris d'un immense regret de la vie qui lui échappait. « C'est que, disait-il à Fami qui l'assistait, depuis quelque temps j'ai des idées si grandes, si pratiques, j'ai tant d'espéi^ances!... — Espérances générales? reprenait l'ami. — Oui, espérances pour le genre humain. Oui, depuis quelque temps, je me suis fortifié à un tel degré dans mes convictions et dans mes espérances^ \... »
Ainsi, jusqu'au bout, il fut fidèle aux unes et aux autres et il les emporta dans la tombe.
1. Mot cité par M. Nisard dans sa réponse à M. Saint-René Taillandier, 22 janvier 1874.
2. Le P. Gratry, ses derniers jours, par le P. Adolphe Perraud.