‹ Le pere Gratry, 1805-1872Chapitre 3 sur 263 · Paroles adressées au cardinal Perraud · texte numérisé non relu

Paroles adressées au cardinal Perraud

VI AVANT-l'llOPOS.

Perraud voulut bien encourager ces pensées et ces sentiments.

Six chapitres parus dans la Revue du Clergé français en 1898 et en 1899 ont contribué en quelque chose au réveil de l'opinion. En mai 1900, alors que ce livre était aux deux tiers écrit, le cardinal Perraud se décida à consacrer lui-même un volume au maître qui avait été son guide, son père et son ami. Depuis, journaux et revues ont retenti d'un nom qu'ils semblaient jusque-là taire à l'envi. L'illustre disparu ressuscite au milieu de nous. Léon XIII, confirmant récemment sa première parole, recommandait le philosophe à l'étude des élèves du sanctuaire, et le cardinal Parocchi le comparait aux grands esprits du siècle de Louis XIV '.

Ce livre vient donc bien à son heure. S'il répond à mes désirs, il fera connaître à fond l'homme et l'œuvre. Rien n'a été ménagé pour le rendre, autant que possible, complet, impartial, je voudrais pouvoir dire définitif.

L'étude de la doctrine y occupe, comme il convient, une place importante. Elle a été traitée avec tout le soin qu'elle mérite. Tout le monde n'a pas le temps de lire huit à dix volumes de philosophie sérieuse, ni de se faire un jugement motivé sur les questions de polémique. Recueillir, ordonner, présenter dans un ensemble logique la somme des idées du maître, idées trop souvent disséminées çà et là; faire, autant que possible, dans une appréciation finale, le triage du vrai et du faux, est rendre un grand service à beaucoup d'esprits. C'est ce que j'ai essayé de faire de mon mieux. Tel chapitre, la polémique contre M. Vacherot par exemple, qui discute une question si complexe, si délicate, d'un intérêt encore si vi-

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