Id., //-(■(/., p. U-10. Voir note justilicathe, p
3. Le mot est de lui. Lettre ;i M"" Mohier, 18 août 1871. — • A la lin, dit-il ailleurs, je lus en suspicion coiuiue un esprit pou docile à la lumière, peu capable d'union intellectuelle; je cessai niônie de faire partie des conférences privées; car j'y étais gênant. » (Manuscrit inédit.)
Gratry le comprit. En juin 1829, à la suite d'une retraite, il écrivit à M^"" de Trévern pour lui faire part de ses dispositions et de ses projets. Le 2 juillet suivant, il reçut une afiectueuse lettre d'encouragement'. L'évêque l'assurait que sa porte lui serait grande ouverte le jour où il aurait mûri sa détermination. En attendant, il rengageait à étudier sa vocation, à prendre conseil pour les lectures utiles près de celui qu'il appelait « son frère aine », quem fratrem primogenitum vocas, — c'était le titre de M. Bautain dans la famille — et à suivre entièrement sa direction. Il ajoutait que le jour où il serait prêt, il serait accueilli avec empressement à l'école de théologie de Molsheim.
Quelques mois s'écoulèrent ainsi. Sans doute les impressions de M. Bautain persistaient; car celle qu'on appelait « la Mère », en vint à penser, de concert avec le maître, que la retraite convenait mieux au polytechnicien que l'apostolat par la parole et par la plume, et elle lui fit l'étonnante communication que voici :
« Je sais, lui dit-elle, votre extrême affection pour vos frères et pour moi, mais je crains que notre union ne soit pour vous un but plutôt qu'un moyen. Je ne sais si vraiment vous aimez Dieu par-dessus toutes choses, et si vous avez la force de vivre et de travailler pour lui seul, sans tendresses humaines, comme aussi sans gloire humaine.
<r Ici, votre cœur est heureux, et par vos travaux vous pouvez espérer quelque réputation parmi les hommes. Auriez-vous la force de sacrifier tout cela, si c'était la volonté de Dieu? Or, je pense parfc4s que votre vocation est de mener une vie très humble, très cachée en présence de Dieu seul. Peut-être ètes-vous appelé à vivre d'une vie tout intérieure, à ne jamais rien écrire, à sacrifier toute votre science ettiiiis vos goûts philosophiques, à ne jamais parler de Dieu qu'à de pauvres gens de la campagne. Par exemple, vous avez vu à l'entrée des Voî-ges le pauvre couvent du Bischenberg 2. Aimez-vous assez