C'est-à-dire qu'il copie dos vers
2. Papiers inédits du P. Gratry. — Cité dans la Noiice hislorique sur le collège Stanislas.
LE PÈRE CRATHY. 5
Pour chasser cette horrible apparition d'un vétéran (le neuvième, l'abbé Gratry commença par réduire les heures du travail. De son temps, la journée était de quatorze heures, dont deux seulement étaient données aux récréations !
Nec res hum tenerx possint per ferre laborem
s'écriait-il. « Si le travail est trop continu et trop multiple, il arrive que, comme la dent usée d'un rouage qui ghsse et passe, quand son tour vient de mordre, l'attention des enfants, usée, vaincue, oblitérée, cède toujours, glisse toujours et ne mord à aucun objet. » Grâce à l'abbé Gratry, le pressurage mécanique, continu, exténuant, prit lin dans les cours élémentaires du collège Stanislas.
De plus, le règlement des débutants était fait de façon à conduire les élèves en sixième au bout d'un an. Voici comment : « Tous les commençants sont partagés en quatre sections. Chaque section doit parcourir un certain programme dans l'intervalle de trois mois (le quatrième programme, récapitulation des trois premiers, n'occupant que six semaines). Tous les trois mois, ceux qui savent leur programme théoriquement et pratiquement, passent dans la section supérieure, les autres recommencent le même programme. L'émulation est ainsi renouvelée pour tous ; ceux qui n'avaient plus de rivaux dans leur section, en trouvent dans la section supérieure, et ceux qui languissaient aux derniers rangs, parviennent à leurs tours aux premiers. 11 est difficile qu'un seul élève résiste à l'influence de cette méthode ^ »
Pour en rendre l'application plus sûre et plus efficace, les premières classes de latin étaient confiées à des professeurs élémentaires qui suivaient leurs élèves pendant toute la journée et faisaient travailler individuellement chacun d'eux. Il voulait que l'on conduisit, comuio par h\ main, chaque enfant dans ses premières études.