ProsDfictus (lu Collège Stanislas
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ne veut vivre en chrétien. Et ceci n'est pas de Tintolérance; nous ne forçons personne à venir. Seulement, il y a des jeunes gens qui se destinent aux écoles, désirent ne pas rompre pour cela avec des habitudes de vie chrétienne et sont bien aises de vivre avec des condisciples qui ont les mêmes vues et les mêmes habitudes. C'est précisément pour ceux-là que notre maison, entre quelques autres, a été instituée et existe. »
Aussi pouvait-il écrire à l'abbé Liautard en 1842 : « Cher et vénéré père, votre œuvre subsiste, se développe et pousse des branches nouvelles... Notre école de mathématiques est une chose capitale. Elle est dès à présent constituée de telle manière qu'assurément il n'y en a pas de meilleure dans Paris. Je pense qu'elle ne tardera pas à être meilleure que les autres. La question sera dans son état moral et religieux. Je la maintiendrai pure au prix de tous les efforts, de tous les sacrifices et de tous les retranchements désirables ^ »
Les études littéraires et philosophiques n'étaient point poussées avec moins de vigueur que les études scientiliques. Un maître éloquent, sympathique entre tous, déjà suppléant de Fauriel en Sorbonne, Ozanam, acceptait la chaire de rhétorique. Il faut entendre Caro raconter ce qu'était son enseignement si varié, si vivant et si élevé. Il enthousiasmait les élèves. Il avait prise même sur les esprits les plus rebelles, « sur ces béotiens de collège qui sont le désespoir des professeurs et la honte d'une classe ». Ils ne se transformaient pas tous; mais quelques-uns comprenaient ; d'autres croyaient comprendre : ce qui est déjà un grand progrès. Quant aux élèves intelligents, ce cours brillant, dramatique, éminemment excitateur des facultés, était pour eux une fête per})étuelle. Us ne s'en lassaient pas. Us redoublaient la rhétori([uo en masse et avec entrain.
C'était le moment où la lutte entre classiques et ro-