Cf. Montalembert, par le P. Lecanuet, t. II, ch. x-xiii
2. Papiers inédits du P. Gratry. Cf. Histoire du Collège Stanislas, p. 231 .
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préalable et soignée. Même bien préparés, les bons professeurs sont aussi rares que les bons médecins. De plus, il paraissait probable que la nouvelle loi exigerait des grades, au moins pour l'enseignement des classes élevées. Or, le clergé n'était pas prêt, et, faute d'écoles spéciales, il ne savait à qui demander l'initiation nécessaire. L'abbé Gratry comprit aussitôt cfuelle mission il avait à remplir. Reprenant une idée de l'abbé Hautain, élargissant une œuvre de l'abbé Liautard, il essaie de fonder à Stanislas une sorte d'école normale du clergé préparant aux grades universitaires. L'École des Carmes n'existait pas encore. M^^"" Affre ne l'établira qu'en 1845. C'était rendre un immense service aux jeunes ecclésiastiques et à l'Église que d'organiser dans une maison chrétienne un enseignement vraiment fort, conduisant à la licence littéraire et scientifique et au doctorat. Comme l'écrivait l'abbé Gratry aux évêques : au milieu de l'abondance des ressources de Paris, il y avait, à cet égard, une pénurie très regrettable. « Les cours de Sorbonne ne sont, disait-il, lors même qu'ils restent dans leur programme, qu'une vague et indirecte préparation aux épreuves si difficiles de la licence ; et l'on peut dii^e que les élèves de l'École normale ont seuls, en France, un lieu, un enseignement spécial préparatoire à ces épreuves. Aussi ont-ils d'énormes avantages sur leurs concurrents * . »
En môme temps, il esquissait le plan qu'il avait conçu, entrait dans les détails d'organisation, indiquait l'esprit dans lequel il entendait faire travailler ces jeunes genS. Ces lignes respirent l'élévation de pensée et les sentiments de foi tout apostolique qui étaient le fond même de l'abbé Gratry. Le prêtre ou le diacre, qui se vouera à ces études littéraires, historiques, philosophiques, scientifiques, y cherchera autre chose, dit-il, (pi'un grade et un diplôme. « S'il nous en croit, il y cherchera d'abord, par un travail sévère et recueilli, /a discipiine de respril,