‹ Le père HeckerChapitre 10 sur 77 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

Ceux qui comprennent la portée d'une pareille formule savent le mérite qu'il y avait à l'exprimer si exactement dès le milieu de ce siècle. Et elle n'est pas chez lui une rencontre de hasard ; on en trouve le commentaire dans toutes ses paroles^ dans chacun de ses actes. Il avait la parfaite connaissance de l'état social du monde présent; il s'exprimait là-dessus sans hésitation , sans un tâtonne ment.

Et voici comment, dans une synthèse lumi neuse, il rattachait le rôle de TÉglise à ces aperçu théologiques et sociaux :

« La religion catholique est merveilleusement or ganisée, disait-il, pour découvrir, soutenir et par fectionner les goûts, les inclinations et les particu larités de la nature humaine. Et qu'on n'aille pa dire que les traits caractéristiques qui abonder parmi les hommes sont plutôt à réprimer qu'à er courager. Ce serait mépriser la nature humaine < déprécier l'œuvre même de Dieu. Ces particular: tés, en effet, ne sont-elles pas implantées en noi de la main même du Créateur? Ne sont-elles pj ce qui doit faire notre véritable individualité?. Le catholicisme est une religion qui se rattache toutes les facultés de l'esprit, qui s'adapte à toi les instincts de la nature humaine , et qui affirn

Page 1