‹ Le père HeckerChapitre 11 sur 77 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

son origine divine par une parfaite concordance avec l'œuvre du Créateur (1). »

Sans oublier le péché originel ni méconnaître les conditions de lutte qu'il nous a imposées contre les instincts déréglés et inférieurs, il savait que, d'après la théologie catholique, notre nature n'est pas tellement viciée que, réduite à ses seules forces, elle ne puisse pratiquer aucune vertu ni connaître aucune vérité religieuse ; et il aimait, sur ce point, à opposer le dogme orthodoxe aux désolantes erreurs de Luther et de Calvin. Dans une lettre à son ami et admirateur le cardinal Barnabo, il expose ainsi la méthode qu'il suivait en parlant devant les protestants et devant les incrédules :

« Traitant chaque point de notre doctrine, dit-il, je considérais tout d'abord à quel besoin de notre nature chaque dogme se rapportait et s'adressait spécialement. Ce besoin une fois découvert, je l'expliquais jusqu'à ce que mes auditeurs fussent pleinement convaincus de son importance. Puis se présentait la question : « Quelle est la religion qui « reconnaît cet élément ou besoin de notre nature, « et qui peut satisfaire ses légitimes ex\gences'i « Est-ce le Protestantisme? » Les données du Protestantisme exposées furent trouvées hostiles ou incomplètes. La religion catholique, alors interrogée se trouva reconnaître ce besoin, et ses réponses,

Page 1