‹ Le père HeckerChapitre 12 sur 77 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

appuyées sur Tautorité des saintes Écritures-, furent adéquates et satisfaisantes (1) ».

Comme le raconte sou biographe, le besoin de notre nature ainsi étudié appartenait parfois à Tordre politique; c'était, par exemple, Tamour de la liberté ou la capacité de l'homme pour le self governement. Le P. Hecker traitait d'abord le sujet en philosophe et en étendait l'application aux hommes en général. Il le rapprochait ensuite de l'enseignement protestant sur la dépravation humaine, citant abondamment Luther et Calvin, jusqu'à ce que la contradiction entre leurs paroles et le principe de l'indépendance américaine devint' d'une évidence presque pénible. Au Protestantisme, ainsi convaincu d'être anti-américain et anti-humain dans son fond doctrinal, il opposait enfin l'enseignement catholique sur le libre arbitre, les mérites, la dignité humaine et la fraternité des hommes.

« L'émotion était profonde, nous dit l'historien. Des masses de préjugés disparaissaient pour faire , place aux influences élevées de la foi catholique... Démontrer que le catholicisme n'est pas le gigantesque eïort de toutes les puissances humaines pour concentrer le despotisme religieux entre les mains d'une hiérarchie, était fait pour surprendre une multitude de protestants; même pour beau- Ci) p. 342.

di

Page 1