PRÉFACE. XXIII
coup de catholiques intelligents, le mode deTargumentatîon était nouveau. Le succès de cette thèse montre que les droits à Fautorité, revendiqués par rÉglise, seraient facilement reconnus, s'ils ne s'associaient trop souvent, dans certains esprits mal formés, à l'esclavage de la raison et de la conscience, et si on les montrait compatibles avec la liberté rationnelle (1). »
C'était une des thèses favorites d'Hecker, que ce privilège dont jouit le catholicisme, de concilier parfaitement en lui les deux principes d'autorité et de liberté, la soumission à une règle visible et le développement de la piété personnelle. Nul n'a témoigné plus d'enthousiasme que lui pour la définition de l'infaillibilité papale ; nul n'a traité aussi sévèrement les adversaires de ce dogme : « Les aveugles partisans de Dœllinger, dit-il , ne voient pas que ce qu'ils prétendent désirer, — le renouvellement de l'Église, — ne peut s'accomplir que par le règne souverain du Saint-Esprit, lequel règne suppose une entière et filiale soumission à l'autorité divine extérieure. Au lieu de s'opposer inconsidérément à la définition du Concile , ils devraient l'accueillir avec enthousiasme , comme ou-