XXIV PRÉFACE
vrant la voie au renouvellement de TÉglise et à un plus brillant et plus glorieux avenir... A mes yeux tout Tespoir est là (1) ».
Mais parce qu'il s'adressait d'ordinaire à des protestants, parce qu'aussi il parlait dans un temps et devant un public portés à ne voir dans le catholicisme qu'une religion de pratiques extérieures, une religion en quelque sorte purement administrative , il insistait principalement sur cette vérité évidente pour tout croyant éclairé, que la gràc< intérieure est la partie fondamentale de l'action d Dieu sur nous, et que la fin pratique de la vraie re ligion est de soumettre chaque àme individuelle ment à la conduite de l'Esprit-Saint. C'était de 1 qu'à l'exemple des Saints il tirait tout le systèm de sa mystique et ses principes de direction.
Comme nous l'apprend son historien, il voula qu'on appelât de plus en plus l'attention des fidèh sur ce que l'union de l'âme avec Dieu est direcl et immédiate. Rendre cette union chaque joi plus intime, développer la vie surnaturelle ch( l'homme régénéré, voilà tout ce qu'il se proposa dans la conduite des âmes. Être le dirigé du P. He ker, disait-on, c'était posséder l'assurance qu'( deviendrait tôt ou tard le dirigé du Saint-Esprit.
« L'œuvre du sacerdoce, explique-t-il, consiste guider dans leur conduite les chrétiens fidèles, sa