‹ Le père HeckerChapitre 22 sur 77 · XXXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXIV PRÉFACE

qui suggéra Tidéc de former la nouvelle compagnie : « Ils ne peuvent pas s'attendre, dit-il, à ce « que j'en prenne l'initiative; ce serait le monde « renversé. Qu'ils le fassent eux-mêmes, me pré- « sentent leur plan, et, si je le trouve bon, il aura « mon approbation. » Ils présentèrent le plan demandé, et il fut approuvé par décret solennel de la congrégation des Évèques et des Réguliers.

Nous ne saurions trop le répéter pour éviter les malentendus, si le P. Hecker voit avec évidence que la religion doit être intérieure pour être vivante, il sait tout aussi clairement que l'inspiration personnelle ne peut se passer du contrôle de l'Église, et nul n'a mieux exposé que lui la nécessité d'unir Tune et l'autre (1).

Il écrit, en effet : « L'élargissement du champ intérieur d'action dans rtYme,s'il n'était accompagné de la véritable connaissance du but et de la raison d'être de l'autorité extérieure de l'Église, ne ferait qu'ouvrir la porte aux illusions, aux erreurs, aux hérésies de tout genre et ne serait dans le fait qu'une nouvelle forme du protestantisme. Mais, d'un autre côté, la vue exclusive de l'autorité extérieure de l'ÉgHse, sans l'intelligence nette de la

(1) 11 ne faudrait pas croire que ces cinq lignes et le paragraphe suivant aient été placés là comme une réponse à des objections soulevées contre le présent livre. Les mêmes passages se rencontrent textuellement et in extenso dans h première édition.

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