‹ Le père HeckerChapitre 25 sur 77 · XXXVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVIII PRÉFACE

religieuse si frappante, qu'il attribuait à Tignoraoce de la Trinité, lui fournissait ample matière à réflexioQ. Comment convertir ces indolents contemplatifs? Quel type de catholicisme réussirait le mieux en Orient? (voilà un homme qui n'est pas exclusif dans sa méthode!) et comment le concilier avec les traits qui caractérisent le catholicisme occidental? autant de questions qui occupaient incessamment son esprit. »

Le P. Hecker avait raison. De même que TÉglise a eu, suivant les époques, des modes différents ' d'appliquer son unique doctrine, elle peut et doit en avoir de différents dans l'espace, suivant les provinces de son vaste empire, ouvert à tous les peuples de la terre. Est-ce qu'en effet ces peuples ne représentent pas encore aujourd'hui des âges très différents de l'humanité? Léon XIII l'a dit, « c'est le propre des institutions et des lois humaines qu'elles n'aient rien de si sacré ni de si utile qui ne soit modifié par l'usage, transformé par le temps, corrompu par les mœurs. Ainsi, dans l'Église de Dieu , qui unit la variété de la discipline à l'absolue immutabilité du dogme, il arrive fré-» quemment que des dispositions, jadis opportunes et excellentes, deviennent dans la suite déplacées^ inutiles ou même nuisibles (1) ».

(1) Leltre apostolique du 28 avril 1897 sur les privilèges de l'Amérique latine.

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