‹ Le père HeckerChapitre 27 sur 77 · XL PRÉFACE · texte numérisé non relu

XL PRÉFACE

cle, — à une spiritualité qui est et qui a toujours été la vie spirituelle normale et la vie intérieure des chrétiens. Au seizième siècle il fallait accentuer Tobéissance; notre époque n'a pas besoin de se consacrer particulièrement à une vertu morale plutôt qu'à une autre , mais de se retremper dans la foi, l'espérance et la charité, comme étant les vraies sources de vie, et dans la fidélité à l'action de l'Esprit, qui saura bien diriger le chrétien vers la vertu morale la plus nécessaire à sa nature, aux ' exigences de son état et des circonstances (1). »

Pour expliquer les défaites des catholiques en Italie, en France et ailleurs, il ne recourait pas à ces causes extérieures sur lesquelles on se décharge si commodément de ses propres responsabilités. Pour lui, et avec raison, toute la force des ennemis de la religion est faite de notre faiblesse. Disons-le hardiment avec le biographe qui résume sa pensée, le type de dévotion et d'ascétisme sur lequel on nous forme tend trop souvent à réprimer l'activité personnelle , cette qualité sans laquelle , de nos jours, il n'y a pas de succès possible.

« L'exagération, par les protestants, du principe d'individualité, dit le P. Hecker, a forcément amené l'Église à réagir et à restreindre les conséquences de ce principe , afin que sa propre et divine autorité pût avoir tout son jeu et exercer sans

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