‹ Le père HeckerChapitre 28 sur 77 · PRÉFACE. XLI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XLI

obstacle sa légitime et salutaire influence. Les erreurs et les maux de Tère de la Réforme eurent pour origine Tindépendance personnelle affranchie de tout joug. Il fallait y opposer le frein d'une dépendance personnelle plus étroite : contraria contrariis ciirantur. L'influence de l'Église fut donc , par les circonstances , amenée à s'exercer en quelque sorte au détriment des vertus naturelles qui, sagement dirigées, font la virilité du chrétien dans le monde. Le point gagné fut le maintien et la victoire de la vérité ainsi que le salut des âmes ; la perle fut une certaine défaillance de l'énergie , entraînant avec elle un affaiblissement de l'activité dans l'ordre naturel. Le gain reste permanent et inestimable; la perte n'est que temporaire et se peut réparer (1). »

Après avoir, autant qu'on le peut en quelques pages, essayé de suivre le P. Hecker aux horizons si étendus de sa pensée, ce nous sera comme un repos , de remarquer, au simple point de vue de la forme, combien il y a de trait, d'éclat et de fermeté dans le langage de cet écrivain qui avait quitté l'école à dix ans.

Page 1