‹ Le père HeckerChapitre 30 sur 77 · XLIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XLIV PRÉFACE

Il est temps de conclure.

Nous voilà donc, au dix-neuvième siècle et dans un pays neuf, en présence d'une de ces grandes figures religieuses, d'un de ces génies universels que nous aurions cru volontiers ne pouvoir appartenir à de semblables circonstances.

Nous avons, dans le P. Hccker, non seulement un homme de notre temps, mais un homme de Tavcnir. Il a vu et il a montré que, s'il est vrai que Dieu ne se repose pas, il est plus vrai encore qu'il ne s'arrête pas. La veille même de son entrée dans l'Église, le 30 juillet iSk^ï, il écrivait dans son journal :

« La voix intérieure se fait de plus en plus entendre. Elle dit : « C'est moi; écoute! A ce qui a est neuf il faut des vêtements neufs. Quelle « preuve donne-t-on de son existence, si Ton ne « fait que ce qui a été fait déjà? Est-ce qu'il peut y « avoir du génie à répéter le passé (1)? »

Et presque sur le point de mourir, tout accablé de souffrances physiques et d'épreuves spirituelles, il s'exprimait avec la môme sérénité sur les avantages que le christianisme va recueillir des progrès

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