‹ Le père HeckerChapitre 6 sur 77 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

un de ceux qui apprennent à des séries de générations humaines ce qu'elles ont à faire. Personne naura contribué plus que lui, par la doctrine et par l'exemple, à faire comprendre aux prêtres catholiques ce que réclament d'eux le bien des âmes et le progrès de l'Église dans les temps qui corn* mencent (1). D'autre part, sa mystique, sans laisser de reposer sur les immuables dogmes des commu-. nîcations de Dieu et de l'âme , s'applique admirablement à tout chrétien dans la vie moderne. Enfin, sans porter atteinte aux formes précédentes de la vie conventuelle, il en a créé un nouveau type, un type adapté à des besoins que jusqu'ici l'on ne pouvait avoir l'idée de satisfaire puisqu'ils n'existaient pas , du moins sous la même forme; et je doute que, dans les limites de l'orthodoxie, il se soit élevé un fondateur religieux d'autant de hardiesse depuis l'époque où saint Ignace de Loyola scandalisait les esprits étroits d'Espagne, d'Italie et de France en instituant un ordre sans habit monastique et sans obligation de chœur.

Si (elle est l'ampleur du champ d'opération qu'il

(l) « Le P. Uecker reste pour moi le type, non seulement du piêlre américain, mais du prôlre moderne, du prêtre qu'il faut à l'Église pour recouvrer le terrain que lui ont fait perdre le protestantisme et l'incrédulité, aussi bien que pour la rendre capable de reprendre sa marche en avant dans l'accomplissement de sa mission divine. » (Lettre de Tabbé Dufresne, du diocèse de Genève, à l'auteur de la Vie anglaise.)

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