PRÉFACE. XVII
a embrassé à la fois dans ses travaux et dans ses études, on nous permettra de déclarer avec le biographe qui Ta si intimement connu et si parfaitement compris, avec ce P. Elliott qui nous apparaît si digne de l'avoir eu pour ami et pour maître : « Il serait injuste de dire que le P. Hecker traitât toutes choses àVaméricaine. Les idées américaines qu'il préconisait sont, il le savait, celles que Dieu veut chez tous les peuples civilisés de notre temps; et, si elles sont fondamentalement américaines, elles ne le sont pas exclusivement- Son américanisme était si vaste qu'un simple déplacement de distances pouvait le faire espagnol ou allemand; et un simple changement de termes le faisait religieux et catholique (1), »
Le P. Hecker est donc par-dessus tout une intelligence et une âme , ce qui est beaucoup pkis universel dans l'espace et dans le temps, que d'être un homme d'action et un prêtre américain. On le verra mieux si, au moyen de quelques extraits et sans déflorer une biographie qui surabonde d'aperçus profonds, nous parvenons à donner l'idée de ce que sa doctrine possède d'étendue et de force.
Un jour qu'on lui demandait pourquoi sa nouvelle congrégation des Paulistes différait si radica-