‹ Le père HeckerChapitre 8 sur 77 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

Icmeat des anciennes, qui étaient pourtant l'œuvre de Dieu , voici à quelle hauteur il éleva, d'un coup d'aile, une question qui pouvait sembler doctrinalement très embarrassante et pratiquement très limitée : « Pourquoi, répondit-il, nous différons des autres? C'est parce qu'actuellement la vie' de l'homme dans Tordre séculier et naturel marche irrésistiblement vers la liberté et rindépendance personnelles y et parce que c'est là un changement radical : V Éternel-Absolu crée sans cesse de notivelles formes pour s' exprimer lui-même (1). »

Dans ce plaidoyer, qui fait tenir en trois phrases Tenchalnement de tous les faits jusqu'à leur cause suprême et sublime, comment ne pas prendre la naesure de l'intelligence de cet homme dans l'ordre des choses religieuses et sociales ? Comment ne pas voir avec quelle aisance il atteint les hauteurs où planent les maîtres de la théologie et de la métaphysique, avec quelle pénétration il saisit, d'autre part, le sens fondamental et le caractère précis de la crise que subit le monde?

Or, c'est cela mémo qui restera son œuvre unique et originale : d'avoir montré, plus clairement que jamais on ne l'avait su faire, les harmonies profondes qui rattachent le nouvel état de l'esprit humain au véritable christianisme et aux plus intimes rapports de l'àme avec Dieu.

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