‹ Le père Laverlochère [microforme]Chapitre 38 sur 45 · RE · texte numérisé non relu

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ce, son Supédemandait un ses douleurs Eh bien, lui

disait celui-ci, j'avais envie de vous prier d’aller à ma place surveiller un peu les ouvriers, mais vous êtes trop malade, je vais y aller. » — « Oh! non, répliquait-il, je vais me lever, ce voyage me fera du bien. » — Il partait en se traînant pémiblement, et revenait content d’avoir fait quelque chose. Que de fois n’a-t-1l pas dit à son Supérieur : « Oh! j'irais bien faire cette mission, visiter ce malade à votre place, si vous vouliez bien m’y envoyer. » — « Mais comment se décider à lui faire ce plaisir ? il pouvait à peine marcher dans la maison. Une fois cependant ne pouvant aller, au jour fixé, faire la mission sur la rivière Kiparve, le Supérieur lui dit : « Voyons, mon bon Père, seriez-vous capable de vous y rendre au jour convenu? » — « Pourquoi pas ? répondit-il vivement ; vous savez bien que je suis capable, si vous m'envoyez. » — Il partit, en effet, et fit la mission, comme en ses premières années d’apostolat.

Un jour, veille de la Toussaint, les Pères de la Mission se demandaient entre eux quel était celui qui devait chanter la grand’messe le lendemain. — « Moi, dit promptement le P. Laverlochère; c'est mon tour, » — « Vous n’en êtes pas capable, mon bon Père », lui répondit-on. — « Oh! si. » — Sans tenir compte de cette réponse, le Père Supérieur désigna un autre Père pour remplir cette fonction. Mais le lendemain matin, croyant fermement que l’on comptait sur lui, le bon P. Laverlochère ne bougea pas de

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