‹ Le père Laverlochère [microforme]Chapitre 40 sur 45 · FERME DE LA RIVIÈRE OTTAWA · texte numérisé non relu

FERME DE LA RIVIÈRE OTTAWA

grâces pleines de reconnaissance et d’amour. Quand la maladie le cloua définitivement sur son lit de douleur, sa plus grande souffrance morale était d’être privé du bonheur d’immoler la divine Victime. « Que vous êtes heureux, vous autres, répétait-1l souvent à ses confrères, de pouvoir dire la sainte Messe! Tandis que moi je ne suis pas même capable d’aller adorer Notre Seigneur dans son Tabernacle! Il faut que je me contente de l’adorer de mon lit! » Dans son état de crucifé, le cher malade sentait plus vivement le besoin de s'identifier avec son divin Modèle. Et c'était à l’autel qu'il croyait pouvoir mieux réaliser cette identification.

Ce même esprit de foi et de piété lui inspira cette modestie, cette gravité, ce recueillement qu'un prêtre doit toujours porter dans le lieu saint.

Sa grande sollicitude pour honorer Jésus-Christ vivant au Tabernacle fut de mener une vie pure et sainte, afin que son cœur fût un agréable séjour à l’Agneau qui prend sa nourriture parmi les lis.

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