CHAPITRE III
MMAIRE : La science du Missionnaire. — En canot. — Station au fort William. — Témiskamingue. — Mission. — Abbitibbi Bt la Mission. — M. Moreau el la sœur de charité. — Retour u lac des Deux-Montagnes.
Avant de s’embarquer pour sa première mission, P. Laverlochère se forma sans doute à l’école de
s habiles devanciers; et plus d’une fois, au lac des bux-Montagnes, par exemple, où il étudiait l’algon-
in chez les Messieurs de Saint-Sulpice, il dut lire et lire les excellents conseils du père Le Jeune, qui ont une éternelle leçon pour tous les novices des ssions du « grand Nord ».
L« Prévoyez, dit le père Le Jeune (4), tous les traux, les peines, les périls qu’il faut encourir dans le yage. afin de vous résoudre de suite à tous les idents. Aimez bien les sauvages. Ne vous faites mais attendre pour embarquer dansle canot. Faites bvision d’un fusil et d’un miroir ardent afin de faire feu pour vos compagnons de route, pendant le
) Relation de 1637, passin.
jour, pour pétuner (fumer), et le soir, quand à} faud cabaner. Ces petits services leur gagnent le cœur.
« Efforcez-vous de manger leur sagamité, quel sal: et insipide qu'elle soit. Supportez tout. Ne ref sez rien de ce qu'ils vous offrent, de peur de le déplaire. Efforcez-vous de manger dès le point ( jour. Il faut être prompt à s’'embarquer ct à dése barquer. Retroussez vos habits, afin de ne point pi ter de l’eau ou du sable dans le canot. Allez nu-pie et nu-jambes. Ne parlez pas trop le long du voyag Ne les pressez pas d'interrogations sur la lang Vous n'y apprendrez rien, et cela les mportune. silence est un bon meuble en ce temps-là. Tàchez vous montrer toujours joyeux. Chacun sera mi d'une demi-grosse d'alènes, de deux où trois de zaines de petits couteaux, d'une centaine d’haï (hamecons), et de quelques rassades; afin de fêter sauvages. Efforcez-vous de porter quelque ch dans le portage. Si peu qu'on porte agrée fort à sauvages, ne fût-ce qu'une chaudière. Il ne faut ] être cérémonieux avec eux. Qu'on prenne garde nuire à personne dans le canot avec son chapeau. faut plutôt prendes son bonnet de nuit. Ne comme cez pas à ramer, si Vous n'avez envie de ramer t0 jours. Les sauvages retiendront de vous dans le pi la pensée qu'ils en auront eue durant le voyage. vous avez passé pour une personne fàcheuse et di cile, vous aurez ensuite bien de la peine à ôter ce
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