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profondeur de ses rives, il arriva en vue du Tén kamingue (4). :
« À mesure que nous avancions, poursuit-il, n apercevions les cabanes des sauvage, dispersées et là, sur les bords du fleuve, puis enfin les sauva eux-mêmes au nombre d’environs trois cents.
peine eûmes-nous salué les employés du poste, né nous mîmes en devoir de visiter nos Indiens di leurs propres habitations : c’est le bon moyen vais en eux une certaine timidité, qui les em cheraii de venir à nous, malgré l’ardent désir qu en éprouvent. Dès cette première entrevue, il ne! fut pas difficile de distinguer nos chrétiens des 1 dèles : je les reconnaissais non seulement à | modestie et à leur affabilité, mais encore à quelq efforts de décence dans leurs vêternents.
« Le soir, nous fimes l’ouverture de la Mission | le chant du Vent Creator, qui fut suivi de la pri et de quelques cantiques en langue mdienne.
musique plait singulièrement aux sauvages :
chanteraient nuit et jour. Je suis convaincu qu des meilleurs moyens de les instruire prompteme serait de composer en vers un abrégé des vérités la religion, qui pût leur servir de catéchisme.
(1) Témiskamingue, mol algonquin qui signifie: là où l est profonde, est un grand et beau lac dont la longueur es! 75 milles et la plus grande largeur de 6 milles. il est situi environ cent lieues de la ville d'Ottawa.
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APOTRE DE LA BAIE D'HUDSON a 39
« Rien de plus édifiant que la piété et le recueilment qu'ils apportent au tribunal de la pénitence : elquefois ils passent des journées entières agenouils ou assis à la porte de la chapelle, attendant que ur tour arrive ; exposés, durant tout ce temps, aux jures de l'air, ils ne se laissent ni distraire par icun objet extérieur, ni vaincre par la faim, eux turellement si curieux et si fortement dominés par | sensualité. »
| Son compagnon, M. Moreau, s’occupait spécialeent des'chrétiens ; pour lui, 1l donnait ses soins aux uvages encore infidèles ; illes réunissait à part afin > leur apprendre les premiers éléments de la relion. Ces chers Indiens, avides de l'entendre (4), le jivaient partout, et il était heureux de cet empressent, car il pouvait plus aisément converser avec eux, ur témoigner son affection, et leur faire souvent péter ce qu'il voulait graver dans leur mémoire. Il
ployait aussi quelques moments de loisir à leur esser une espèce de calendrier, dans lequel il marait, par des signes symboliques, les jours de dimane et de fête. Ainsi, par exemple, le jour de l’Epijanie était désigné par une étoile, la Fête-Dieu par à ostensoir, la Pentecôte par une colombe, etc.
« Quoiqu'il y eût encore beaucoup à faire dans ce ste, dit-1l, nous dûmes songer au départ : nos sau-
1) Les Algonquins le nommaient : Xino-Tagossité, celui qu'on e à entendre.
vages commençaicut à manquer de nourriture. No leur distribuèmes ce qui nous restait de provisions mais qu'était-ce que cela pour une troupe de tro cents faméliques ?
« Le 1* juillet, après avoir offert une derniè fois l’adorable victime pour ces chers néophytes, leur avoir adressé encore une fois nos recommar dations, nous nous éloignons de la chapelle, La foul nous suit tristement vers le bord du:lac : les un versent des larmes, les autres prient, ceux-ci nou conjurent instamment de prolonger notre séjou
parmi eux. — « Nous avons déjà beaucoup jerné disaient ces braves gens; mais nous saurons jeûne encore, si vous restez quelques jours de plus ave nous. »
« Au moment de quitter le rivage, il nous fall donner une poignée de main à tous, encourager le hommes, consoler les femmes et bénir les petik enfants. Cependant une cinquantaine de chasseurs l'arme au bras, se tenaient sur deux rangs ; dès qué notre canot eut levé l'ancre, une mousqueterie form dable annonça notre départ de Témiskamingue.
« Ce jour-là, le vent nous était contraire. Malort tous nos efforts, nous ne pûmes nous rendre qui deux lieues du poste. Le lendemain nous atteignime