‹ Le père Lefebvre et l'Acadie [microforme]Chapitre 12 sur 77 · D "7 PEN · texte numérisé non relu

D "7 PEN

le prêtre des ânes de maux ainteté de

Lu, où les t en val agne doit Jes choses Les populi- 1e, à la foi e salutair s encore du nprudences vais prêtres au prestist es hostiles à

ats, ont pro erué, de fait re aux écir sgitine d'au bles, et cett oliques pre plus dang est ainsi dt

ie des desc!

précipiter

le enceyclor

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hple vivant!

sont les fidèles.

charité, c'est-à-dire sur la justice.

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la vérité sur la terre, et les membres du clergé sont Îles ministres oints de ce temple. Attribuer à ces ministres des prérogatives qui ne leur appartiennent pas est aussi répréhensible que leur nier les privilèges qui leur reviennent de droit. et l'autre La

supréme injure que l'homme puisse faire à la vérité, c'est de

L'une erreur est également condamnable.

recourir at mensonge, à l'exagération, où à la suppression des faits pour la défendre. La bonne intention, en cette mativre, nest pas une excuse, et est encore moins une justification. Osa fut puni de mort pour avoir soutenu l'arche sans y être invité. La province de Québec abonde en petits Osus.

à L'Eglise est la société des fidèles unis entre eux pi les liens d'une même foi divine” Voilà ce que nous enseigne notre petit catéchisme; voilà la vérité. Prètres et laïques

Vis-à-vis les uns les autres ils ont chacun

des devoirs et des droits, réglés, non pas sur les pompes, la ipréséance et la dignité humaine, c'est-à-dire la vanité, mais

sur l'égalité originelle et sur la loi de Dieu, c'est-à-dire sur la

Dans cette milice divine-

“ment ordonnée, il y a le commandant en chef, ou plutôt le lieutenant général du Christ, le pape, qui ne saurait faillir dans sa lutte contre l'erreur doctvinale : il y a le corps des

officiers, qui est le clergé, avec les hauts dignitaires pour

état-major: il y a les soldats, qui sont les laïques. Tous

ænsemble ils constituent une seule armée militante, l'Eglise catholique, qui est une et indivisible ; mais miles uns ni les autres ne la constituent séparément. C'est une erreur d'enseigucr le contraire au peuple.

Que si l'on préfère la figure évangélique d'un pasteur paissant des brebis et des agneaux, on arrive toujours à un seul troupeau, formé du pasteur et des ouailles réunis.

. Voulant réfuter l'erreur que je signale, un théologien du Canada compare l'Eglise à l'Etat, et le clergé au gouverne- Mont de cet Etat. “Le gouvernement, écrit-il, est pour l'Etat

RS

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ce que le clergé est pour lEglice: iln'est pas plus Etat qu

le clergé n'est PEolise.”! .

L'ouvrage où cette doctrine est émise, doctrine positivement enseignée par saint Thomas d'Aquin, porte Ppronatur à Son Eminence le cardinal Faschereau, et est précédé dun lettre d'approbation signée par Mor Daulbiunel, le distingu archevéque d'Ottawa.

Il semblerait que la cause de cette erreur si répandue il Canada, sans v être, cependant, formulée en toutes lettr comme article de foi, fût la réponse étonnante de Jésns an casuistes hébreux qui voulaient lai tendre un piège 5 Rendi à César ce qui revient à César et à Dieu ce qui appartient Dieu.” Quelques-uns de nos apologistes enseignent que Ces c'est le gouvernement civil, et Dieu c'est FEolise ; et d'autr inferent que César est le COTpS des liques, et Dieu le clerc

Le prêtre est le ministre = de Jésus-Christ parmi les homme Cette dignité lui suffit. Au reste, il n'en existe pas de pl haute sur la terre.

Voyez de quelle prudence, inspirée de FEsprit-Naint, l'Eol Sentoure avant d'imposer les mains au jeune lévite. L'inn cence, conservée où reconquise, ne suffit pas à sa soliicitn alarmée, Les clercs doivent être sSupérieurement instrui (est cette supériorité d'instruction qui valut à l'Eglise prépondérance incontestée dont elle jouit au moyen âge): faut qu'ils appartiennent à des familles non atteintes di funie: qu'ils soient légitimes et nés de parents légitime qu'ils n'aient ançune difformité sérieuse: qu'ils soient sa

d'esprit et de bonne réputation. é

Dans la milice de Jésus-Christ, comme dans les milices de terre, quoique tous soient appelés dans les rangs, les candidi d'élite sont seuls trouvés digne: de porter l’épaulette,

Si je rencontrais un prêtre et un ange de compagnie, dis

qu | voula sur la Aus tache.

Lition nos d J'ai en éta] d'éditice inscrit duil hui baptise L UV.

| Les Je Fécritur our dit 2 Le di Camille...

de Mar:

3 octobre

One 1

neratio

un saint, je saluerais le prêtre le premier. C’est aussi l'opin

I—Le P, Gohiet,O, M. 1, Conférence sur la question ouvrière, p.70 — Qui

2—Ministre veut dire serviteur,

Etat qu que Île P, Lefenvre se format du prêtre: cest ainsi qu'il le voulait : et c'est ainsi qu'il le fut lui-méme, digne de marcher tivement sur la terre dans la compagnie des anges, nctur di Aussitôt apres son ordination, il fut envoyé à Saint-Euscédé d'un tache, en qualité de vicaire du P. Gastineau, de la congrédistingue Moation de Sainte-Croix, nommé curé de cette paroisse an Mois de janvier précédent.

pandue 1 Pai fait le voyage dé Saint-Eustache, afin de suivre d'étape tes lettre Sen étape celui qui fat PEsdras de l'Acadie, celui qui a relevé

» Jésus an d'litice visant de notre nationalité. Le premier acte de lui 2 Rende Gnserit aux registres est un baptême: Ce trois septembre ppartient hi huit cent cinquante-cinq, nous, prêtre soussigné, avons 6 que Ces baptisé Evariste, né d'hier, du légitime mariage de Lue et d'autr Hauve, cultivateur, et de Marie Laura, ere.”

eu le clergé ; Les lettres sont bien formées et parfaitement lisibles: mais les homme Pécriture manque de symétrie, est incertaine, pesante, et pas de ph “onto différente de l'écriture qu'il adopta dans la suite,

0 Le dernier acte est également un baptôme, celui de saint, l'Egli Cunille-Joseph, enfant de Charles Lemoyne de Montienv et vite. L'inn de Marie- Elmire- Laure Laviolette. Il porte la date du sa solneitu 8 octobre 1860, ce qui donne au P. Lefebvre au delà de cinq ent instrui ins de résidence à Saint-Eustache.

à J'Eglise 4 Le fait suivant peint mieux que les plus élogieux comven âge): Dontaires la larve place qu'il sut occuper et qu'il garde itteintes di ts légitime

soient Sat

core dans les annales de la paroisse: tous ceux à qui j'ai dénancde des souvenirs du P. Lefebvre n'ont parlé de lui Œnnne avant été le euré en charge. Personne, parmi la jeune “déncration, où sa mémoire est religieusement conservée, ne 4 milices de les canditoit nette. Souvenir. [est aujourd'hui le plus populaire des curés qui ipagnie, dis @t desservi Saint-Eustache.

aussi l'opini ss @tte paroisse ? La solitude est muette, et les solitaires n'ont pas d'histoire écrite sur des tablettes où dans les livres. Saint-

ee, p.70 — QU

bone d'un homme d'une grande érudition et d’une austérité

de vie plus grande encore, le P. Gastineau, mort depuis. ESS odeur de sainteté, se prépara par la prière, la méditation et Ni, $ l'exercice du saint ministère à la carrière où Dieu lappela lait t

de toute éternité. “Il pressentait l'ordre que Dieu devait lu La,

donner un jour, comme autrefois à Abraham : “Sortez à "pi,

votre pays et venez dans la terre que je vous montrerai.” Ce

paroles, prononcées par l'abbé de la Colombière au servie qu'il à

d à ‘Oo à , à AU ” 1 à 1 js » 1 , » {

funèbre de Mgr de Laval, s'appliquent également au PL 6,

febvre. | p En:

Il existe plus d'un trait de ressemblance, sinon dans Bvait ri

caractère, du moins dans les œuvres, du fondateur du sén Éiner i

nuire de Québec et du fondateur de l’université de Memran © Voilà

cook. Avant de venir au Canada, François de Montmorent M,;h 4 see NIQ »: A iQ h NU 1t: à à \, ,

de Laval passa trois années à l’'Hermitage de Caen, dans et avec

compagnie et sous là direction spirituelle de M. de la Br MGcontu netivre, se recueillant dans l'attente de la manifestation “4 Joie Enr desseins encore inconnus de la Providence sur Tai?! Sat Missions

Eustache fut l'Hermitage du P. Lefebvre. LP LL ; , 4

J'ai recueilli sur cette période de sa vie des traits bien ti Je tra

chants : âmes consolées et ramenées à Dieu, époux raccommol Œustacn

par sa suavité persuasive, pauvres soulagés et vêtus, orphel Mocteur

tirés de la misère et placés. IT était de la race de ceux qui Gus con donnent tout à tous, et qui s'oublient eux-mêmes.

et trois D) C’est ainsi qu'un jour de Noël, — le P. Gastineau étant n°4

Vicauire de C'étai Di minis quand on vint le chercher en grande hâte pour un mou giqné de

qui demeurait à l'une des extrémités de la paroisse, Ni

lade,— après avoir entendu les confessions, la veille, puis céls la messe de minuit et celle du jour, il se mettait à tal

Voix prendre le temps de goûter, il part aussitôt. Les chen@éconcert étaient mauvais et la distance était longue, Ceux qui le re Rerragsni

raient étaient des pauvres. [ladministra le moribond et re pont

joyeusement la route du presbytère. Tout à coup il se sf phrase

faiblir. Comme l'heure du souper arrivait, il s'arrêta che + On v,

habitant et demanda quelque chose à manger, attendu Minis ja

1— Histoire de Mgr Laval, 2 vol., par M. l’abbé A, Gosselin, Québec, IS: -On dine

des livres canadiens les micux écrits. Madie, Le Ke

depuis, el dit-il, qu'il mourait de faim. Le ton enjoué avec lequel il par--

litation lait fit croire à la maitresse de la maison que le bon Père vou- | l'appelat lait tout simplement lui faire l'honneur de prendre le souper

devait lu de Noël dans sa famille : et, nouvelle Marthe, elle se mit en

Sortez 4 "frais de préparer un somptueux repas,

era.” Ce Un morceau de pain et un verre de lait, c'est tout ce

au servi quil me faut, ma bonne dame, dit-il, car je meurs littérale-

e au P.L ment de faim.

En achevant ces paroles il tomba sans connaissance. Il n'a-

on dans Ævait rien mangé depuis la veille au soir, sauf un fruit à son a du sét Mdiner interrompu !.

e Memran à Voila ce qu'était le P. Lefebvre, vicaire à Saint-Eustache :

jontmorent

aen, dans et avec la plus grande simplicité, des actions qu'on trouve

.de la BE Mracontées dans la vie des saints “Soyez toujours dans la

“voila ce qu'il fut toute sa vie. Il faisait comme en se jouant | J

station 1 joie disait saint Paul: et Mer de Laval recommandait à ses ui”, Sani missionnaires d'avoir toujours “ un visage joyeux et modeste.” LP. Lefebvre a réalisé cet idéal.

aits bien ti Je transeris ici mot à mot les notes que j'ai prises à Saint-

TACCOMIHAON

\F tus, orphei le ceux qui

Æustaiche même, au cours d'une conversation avec l'honorable docteur Marsil. Le docteur Marsil, l’une des personnalités les Dlus considérables du Canada, est aujourd’hui âgé de soixante êt trois ans: il a connu personnellement et dans l'intimité le Micuire de sa paroisse,

eau étant!

le, puis eéle “ C'était, me dit-il, un vrai prêtre, dévoué corps et âme à ettait à til 1 un mou paroisse. NO ‘ Voix sonore, vibrante, sympathique. Logicien serré et

Les che % x qui le reqléé ibond et rt} oup il se S® à 'arrôta che r, attendu. M

ph ministère ; spirituel et doux, bel homime, mais légèrement iqué de la petite vérole.

éconcertant. Formidable, quand il défendait une opinion. Borrassait son adversaire, mais l’aidait doucement à se relever. | Front noble: majestueux en chaire et imposant toujours. phrase était abondante, son geste souverain.

4° On voyait qu'il était né orateur. Ses discours ne sentaient mais le travail, coulaient de source naturelle. N'écrivait

100: MM On dine encore généralement le midi, dans la campagne, au Canada et en

adie, Le souper a lieu vers les six heures.

, Québec,

== ce

pas ses sermons : peut-être en dressait-il le cadre. Après son départ, S'il venait à Saint-Rustache un grand orateur, le plus bel éloge que l'on pouvait faire de son éloquence eétait de dire : il parle comme le P, Lefebvre,

“Généreux à l'excës et très impressionnable, Dans Pintimité, le type du parfait gentleman. Délicat comme une reliuieuse ; gai compagnon, Était aimé de tous. Son départ d'au milieu de nous causa des regrets universels Ne se mêlait jamais aux querelles politiques: ce qui ne lempéchait pas d'être un grand patriote éclaire.”

Saint-Eustache est situé sur la petite rivière des Mille-Hes dans le comté des Denx-Montagnes, à dix lieues environ di Montréal. C'est un joli grand village de 2,500 ânes, ou, pour faire du recensement d'après la touchante méthode des curés de campagne, de 1960 communions.

C'est la que fut étontfée dans la mitraille et dans des flots de sang la “révolution de Papineau; cest là que périt | docteur Chénier, Faune des gloires canadiennes les plus pures

Le lecteur acadien à entendu parler des guerres de Papi: neau, C'est à peu prés tout ce que, uvee le nom de deux erandes villes, Québec et Montréal, il connaissait du Canadà à l'époque de la confédération. Nous ignorions alors, et, pour la plupart, nous ignorons encore aujourd'hui, les causes de li révolte de 1837. I n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage d raconter un événement historique aussi considérable, Cepen: dant, à cause de l'influence que ces grands événements ont exercée sur le caractère et sur la vie du P. Lefebvre, nous en

dirons un mot.

Le mouvement de 1837 ne fut pas agressif. [n'entrait din l'idée d'aucun Canadien d'enlever à autrui son bien. Il n s'agissait pas, non plus, d'agrandissement de territoire, ni d

pillage de voisins, sous le prétexte si souvent invoqué d venger quelque injure; la cupidité, la luxure, l'intolérance religieuse, la haine, la fourberie, l'ergueil blessé, furent totx lement étrangers aux soulèvements de 1837-38.

Pourquoi done tant de paisibles habitants se levèrent-ils et armes, affrontant, qui les balles et l'échafaud, qui la prison &

l'exil Fan] la hb La il lho Dicu hériti anwes, Le l honime et le ( étaient liberté, est réve Sonnell hiberté l 4 Lu de laut invoqué elioiens Principe.

Contre |’ toyens, ( Constituc tel Etat le Marty Wil S'avit ; La lil Ver, coin Perl déc] C'est ap]

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sonnellement, ni ses enfants, ni ses héritiers après lui.

Drucipe.

LE P, LEFERVRE ET L'ACADIE 51 exil, qui la confiscation de leurs biens et la ruine de leurs funilles Pour une idée, pour un sentiment, pour un droit, la hiberte.

La liberté, sœur du libre arbitre, est naturelle et nécessaire

à Fhomme, Elle est un des attributs essentiels de son être.

Dieu la lai a donnée inaliénable. C’est elle qui nous rend héritiers de son royaume, et nous élève presqu'au niveau des anges,

Le mal suprême, c'est l'esclavage du péché. L'esclavage des

honmes en est Pimage et la conséquence, L'homme à le droit

et le commandement d'être libre. Les martyrs dans l'arène

des hommes libres. Foute abdication totale de ln

liberté, fût-ce en faveur des anges, est immorale et nulle : elle

est révocable, dans tous les cas, et n'engage pas l'individu per- La diberté humaine vient de Dieu et fait retour à Dieu seul.

La liberté ne se donne pas, elle se prend!" Le respect

de l'autorité constituée, dont parle saint Paul, ne saurait être

invoqué contre le droit de revendication de la Dberté. Liberté velisiense et Tiberté politique et civile, c'est tout un, quant au [ne s'établit pas de prescription contre l’une ni contre l'autre: et l'Etat qui en refuse la plénitude aux citoyens, où à une portion des citoyens, n'est pas légitimement constitué, duns le sens vrai du mot. Contre les décrets d’un tel Etat le citoyen conserve toujours Île droit de protester par le martyre, S'il s'agit de libertés religieuses, par la révolution, Wil Sagit de libertés civiles et politiques.

« La liberté est un dépôt que l’homme a le devoir de conser- Ver, Qui l’aliène ou le Perl déchoit de la dignité humaine et descend vers la brute *

comme la vérité, comme l'innocence.

C'est apparemment parce qu'il n'a jamais, dans la suite de

Son histoire, abandonné totalement ses libertés politiques et @iviles, ou qu'il les à conquises tout entières, que le peuple

J—-Lacordaire.

à à 2 “Les dieux, dit Homère, enlèvent à la créature la moitié de sa vertu, le Jour où ils la font esclave.”

ri]

anglais reçoit aujourd'hui cette récompense : l'empire colonil ”

| du monde, x ti { Les grands théologiens de l'Eglise (qu'il ne faut pas con es | fondre avec les petits théologiens), saint Thomas, Suarez L “affirment et démontrent que tout pouvoir politique vient de n'a |

Dieu par le peuple, pour le bien duquel les princes et les rois ni x

L sont délégués; et quand les rois se font tyrans, il reste tou- réel! jours au peuple le droit inaliénable de la révolte.” ! répu

Le pape Nicolas [écrivait aux évêques : “ Exuminez si les Li

rois gouvernent bien, d'abord eux-mêmes, puis leur peuple: Pvnt,

s'ils règnent selon le droit, Car, sans cela, ce sont des tyrans de

et non des rois!” et Clovis, à son sacre, reçut cet avertisse- rt

ment: “Si tu gouvernes ton peuple selon la justice, tu seras en qu

son roi, autrement tu cesseras de l'être, un autre prendra tà die

place *,” à Givi

Le premier droit de l'homme étant d'être libre, il ne saurait : 4 aujets s'établir de droit contre ce droit. prére Fe

n 1774, treize Etats anglais de l'Amérique du Nord & M, 7 rebellèrent contre leur mère patrie, qui leur contestait le droit Était:e absolu de propriété, en les taxant contre leur gré, où sans Ni

prendre leur avis. Hoi

146$ Américains, en recourant aux armes et en secouant là Hérdete

domination de l'Angleterre qui persistait à méconnaitre leurs Mais

droits, furent-ils justitiables ou condamnables ? Washington M, plén ses soldats et ses alliés, étaient-ils des hommes généreux et M4, héroïques, comme le veut l'histoire américaine, où des er Mjajont minels, dignes d'execommunication dans ce monde et des peine Mionver de l'enfer dans l’autre ? Je n'ai vu cette grave question traité mt. D “aliti es, nulle part par des penseurs, ni par des théologiens ; maïs ja uériqu

lu que le clergé catholique des treize Etats mis, ayant as SE, p A , À, DU Le J , Lvû E | j Va , n as 1. à F tête Mer Carroll, lillustre évêqu timore, sengagea lui M hatrio même dans le mouvement insu anel dont il assura peut! M'action

être le triomphe, Mgr Carroll e:, ya même son irère, en cott Mprise : q

1—Megr Ireland, {’ Eglise et le Siècle. 7 E 4

lement d 2-—-‘* Rex eris, si recte facis ; si autem non facis, non eris; principatum ac ê. \danea alter.” Paroles de saint Remi au sacre de Clovis, … SON 4 4 ak #

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secouunt li paitre leurs Vashington, rénéreux tl ou des rt t des peines stion traité 5: mais jù

, avant à Si

engagea lur

ssuri peut rère, en con

cipatumr te

paunie de Franklin et de Chase, faire, au Canada, du prosélytisme et solliciter les catholiques d'entrer dans la rébellion américaine,

L'attitude que prit le clergé américain, de 1776 à 1783, na jamais été désavouée, depuis, que je sache, ni à Baltimore, ni à Rome, Cette attitude constitue même aujourd'hui une force réelle, tenant lieu de boulevard de l'Eglise catholique, dans la république voisine,

Les causes qui déterminérent la résistance des Canadiens à l'autorité anglaise différent, je le sais, des causes qui déterminèrent la résistance des colons américains. Aux États-Unis le droit absolu de propriété était, comme nous venons de le dire,

en question, Une taxe est une charge sur la propriété, Les Ca-

nadiens, de leur côté, réclamaient la jouissance de privilèges civils et politiques égaux à ceux dont jouissuient ailleurs les sujets de la reine d'Angleterre. Ts exigenient la plénitude des

. prérogatives politiques du citoyen anglais, comme les Améri- “cains de 1774 exigeuient la plénitule du droit de propriété.

Était-ce-là une cause suffisante pour légitimer leur révolte ? Je laisse à d'autres le soin de répondre à cette question qui, à moins que le mot divin, “ rendez à César ce qui est à César,” ne soit un vain mot, ne relève pas exclusivement des casuistes, ! Mais si la revendication du gouvernement responsable, dans ‘sa plénitude, n'était pas un motif suffisant pour les Canadiens “de recourir aux armes, lorsque tous les autres moyens semiblaient inefficaces et avaient été épuisés, il faut renoncer à “trouver légitime la presque totalité des guerres, religieuses et ‘autres, qui, depuis Clovis, ont ensanglanté l'Europe, puis l’A- “Mncrique, Le plus grave reproche que j'aie entendu adresser aux dpatriotes” canadiens de 1837 et 1838, c’est que leurs moyens d'action étaient en dehors de toute proportion avec leur entreprise: que c'était une folie criminelle pour eux de s'insurger É If Les affaires politiques, d’après l’ordre établi de Dieu, et d'après l’ensei- 4 ement de l’Église elle-même, sont du ressort du pouvoir temporel, sans dé-

erdanes aucune d’une autre autorite.”’ (Dépêche du cardinal Antonelli au 0. * L,ostolique à Paris, insérée à la suite des décrets du concile de 1870.) à.

er

contre l'Angleterre avec les ressources qu'ils avaient à leur

disposition : et que, pour ces seules causes, Mgr Lartivue est justifiable de les avoir excommuniés l'en bloc. Il faut alors, contrairement à l'histoire qui a fait d'eux des héros, condamner séverement Léonidas et ses trois cents Spartiates, qui s'opposèrent criminellement aux mmillions de soldats envahisseurs de Xerxès, et qui périrent tous, indignes de sépulture, écrasés sous le nombre, au passage des Thermopyles. IE fant surtout blâmer avec là dernière sévérité Judas Macchabée et ses frères, qui firent tuer tant d'orthodoxes Juifs et qui périrent eux-mêmes en combattant, contre toute chance de réussite, Antiochus Epiphane et Démétrius Soter, bien autre. ment formidables que Colborne et ses soldats anglais flanqués de chouayens.

D'après la même logique, que faut-il penser des Vendéens Les Polonais sont de grands criminels endurcis: les Armi:niens n’ont pas encore tout ce qu'ils méritent ; Moreno ne ser Jamais assez conspué dans l'histoire : Washington est un brigand® auquel un complice sans principes religieux, Louis X VI envoie des sicaires pour combattre son prince légitime ; et Jeanne d'Arc, condamnée par l'université de Paris et pau quatre-vingt-quinze théologiens et assesseurs licenciés ; trouvée coupable d'hérésie par Mgr Cauchon, relapse, fut à bon droit brûlée vive sur son bûcher de Rouen, puisqu'elle se Taissa tomber entre les mains de l'autorité constituée, en France par les Anglais et les Bourguignons.

Selon cette doctrine, il n'est permis de se révolter que contr: de plus faibles que soi, et de se battre que lorsque, par l nombre, on est d'avance bien assuré de la victoire,

1I—Excommunié n'est pas l'expression technique, paraît-il; au moins di hautes autorités me l’attirment; c'est privé des sacrements, même à l'heure di la mort,et, après la mort, de la sépulture ecclésiastique, qu'il faut dire. Le ‘ patriotes”” en cause ne saisissent pas bien ce distinguo.

24 Cette lutte engagée contre l'Angleterre (par les Etats-Unis révoltés) res semble à un défi jeté au sens commun,tellement la disparité des forces des deux

partis est grande.’ De Celles, Les Etats-Unis, p. 192 (896), histoire d’une haute valeur, qui devrai

se trouver dans tous les collèges,

Le Van Sant

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Vendéens !

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Les “patrfotes” canadiens ne l’étaient malheureuseme

Vainqueurs à Chambly et à Saint-Denis Suint-Charles et à Saint-Eustache.

nt pas.

lils furent écrasés à

J'ai visité avec recueillement l'église de Saint-Eustache

dans lvquelle Chénier et sa poignée de “patriotes” s'étaient

retranchés pour repousser les 2000 soldats de Colborne, et

dans laquelle aussi le P. Lefebvre, pendant plus de cinq ans.

célébra tous les matins le sacrifice de Celui qui se nomme lui-

méme tantôt lAgneau de l'holocauste et tantôt le Dieu les

armées, Sous ses deux coqs gaulois fièrement Juchés dans les urs, elle montre dans sa muraille trouée les glorieuses cicatrices des boulets anglais. Tel un vétéran de la vieille curde portant ses balafres at la croix des braves !

Les Anglais avaient entouré l'église, et, in ‘apables d'en faire sortir vivants ces forcénés de la liberté, ils y mirent le feu.

Chénier, dernier de tous, sortit de la fournaise,

La scène ne dura que deux minutes ; Imais

Ceux qui la purent voir ne l’oublieront jamais.

Le héros, en sautant du haut d'une croisée,

S'affaissa sur le sol, une jambe brisée.

Ce n’est rien! Sous le plomb qui gréle à bont portant,

Chénier sur un genou se relève un instant ;

[se dresse, aveuglé de sang, l'habit sordide,

Défiguré, hagard, effrovable, splendide,

Et, pour supiñme insulte à la fatalité,

Le fier mourant eria: Vive la liberté!

[tomba frappé à mort dans le cimetière : mais il n'y put etre enterré ! [n'était âgé que de trente et un ans,

Une personne tout à fait digne de foi m'a affirmé que Che- Hier, trois jours avant sa mort, avait fait une confession générue à M l'abbé Chartier, curé de Saint-Benoît. un “ patriote ardent, et qu'il avait reçu l'absolution, 1 existe une décla-

L'un des miens, Antoine Amiel de Lusignan, grand-père d ME A Saint-Denis par une balle anglaise.

faisait Le coup de feu à son côté.

e ma femme, fut Il tomba dans {es bras de son tils, qui

-—Fréchette, la Légende d'un peuple (Chénier).

meme enenrmerernrnemmenmun, none ere

1h LE P, LEFEBVRE ET L'ACADIE

ration solennelle qui atteste ce fait. M. Chartier était alors eu plein exereice de ses pouvoirs.

Au reste, le mandement de Mer Lartioue, le seal qu'il sem ble aujourd'hui possible de trouver, où il est question d’ex: communication, ne fut lancé qu'en janvier 1838, et la bataille de Saint-Eustache avait été livrée le 14 du mois de décembre précédent : de sorte que Chénier et ses compagnons avaient eu le temps de se retrancher derrière des remparts plus sûrs que les murs de leur église, quand FPexcommunication leur arriva.

Mais y eut-il de fait contre les “ patriotes ” un mandement d'excommunication, régulierement lancé et canoniquement pro: muleué 4 [y à lieu d'en douter. Cette question est tres rave et mériterait, maintenant qu'il n'y à plus rien à craindre ni à attendre des Anglais, d'être enfin éclaircie. Ce serait quelque chose comme la revision du procès de Jeanne d'Arc. Résolue dans la négative, des noms que depuis longtemps on semble vouloir couvrir d'ignominie, seraient réhabilités : et ceux à qui en oserait se permettre de dire : “Vous, vous êtes d'une mise rable fanille d'excommuniés” pourraient répondre : Non pas, mais de héros, mais de martyrs !

[l paraîtrait que l'évêque de Montréal aurait lancé, à Voccasion de la rébellion, quatre mandements, datés respective ment le 24 octobre et le 20 novembre 1837,le 8 janvier et le + février 1838. ! On n'assure, à l'archevêché, qu'il n’y en eut que deux. Le Recueil des imandements n'en contient en ettet que deux, et, chose bien étrange, ils ne portent pas de date !

Le premier mandement inscrit au Recueil est celui du 2! octobre 1837. C'est le mandement dit de “fidélité.” Ilenvisag

la situation, définit les devoirs et la doctrine, mis n’exconmunie, ni ne menace personne d'excommunication. En voie le commencement : “ Depuis longtemps, N. T. C. F,, nous n'en

it L'évèque de Montréal qui avait ordonné des prières et des jours de jeûn par ses mandements du 24 octobre, du 20 novembre 1837 etdu 8 janvier 183$

L'abbé Paquin (?), Mémoires.

‘J'ai retrouvé la date de tous les mandements de Mgr Lartigue ; les voici 24 octobre, 20 novembre 1837; 8 janvier et 4 février 1838. Dr Marsil, Lettre.

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