L- Pout-é Acadiens at Wiotisme ap
uni
tes ivement nyrt-crn ontraint dépit «le gardent leur ser $ Anglais e, leur et où il dit t perdue.
autres, dl nglais de pour leu
x Gt trist inte à venir, qui "ens, à Van
eux, ete lus
ur le tem
Ta
isser vict int toujour dant par le ) de feu st
y sentineli rriefs contr el les Juif
’en sont pi
} réussissel
der de no
le territol!
ren tombel ble
and Îles
croissent aux champs et promettent une riche moisson, détruisent inoissons et demeures, et, contre le droit des gens, enlevent les pauvres habitants qu'ils dispersent à nouveau.
Letraité de Paris (1763), qui cede le Canada et toute la Nouvelle-France à l'Angleterre, interrompt par toute la terre les hostilités entre les deux crandes puissances ot leurs sujets Par toute la terre, out, excepté en Acadie où la Derséeution privée succède à la persécution officielle,
L'article 39 de la capitulation de Montréal (1760), propose par Vaudreuil, stipule qu'aucun Français restant au Canada ne sera transporté dans les colonies anglaises nien Angleterre. Ainherst Acadiens.”
écrit en marge: ® Accordé, excepté à l'égard des
Méme restriction a l'article 54 qui propose que ds les officiers de milice, les miliciens et les Acadiens qui sont prisonniers à la Nouvelle-Angleterre soient renvoyés sur leurs terres.”
“ Accordé, à la réserve des Acadiens.”
Pauvres Acadiens! L'affreuse persécution les poursuit jusque dans l'exil. Les traites les plus solennels, celui d'Utrecht, en 1713, celui de Paris, en 1763, ne leur assurent aucune protection, ne leur donne aucun répit. Ni quelques clauses y sont stipulées en leur faveur, ces clauses sont ensuite ignorées, et la grande persécution suit son cours,
nest pas jusqu'à la guerre d'indépendance Ges Etats-Unis, à laquelle les Canadiens doivent lActe de 1774 1 abolissant le serment du fest et rétablissant, avec la Hberté du culte, les lois francaises en matière civile, qui ne tourne contre eux, et ne serve de prétexte à les dépouiller -
rons-le
-une derniére fois, espéde leurs terres, à Minoudie, à Gédaique, à la rivière Saint-Jean, afin d'en faire hommage aux loyalistes 1e Boston. Toujours les Bostonnuis, et toujours la fatalité !
Oui, ce fut contre les Acadiens, du côté des homimes, une guerre d'extermination d'autant plus implacablement acharnée
l-* Peut-être, dit Suite dans son ZZistoire des Canadiens, la dispersion des Acadiens a-t-elle contribué à nous mettre sur nos gardes contre les excès du pafriotisme après la conquête.”
qu'elle ne reposait sur aucun grief positif, et qu'elle marquait d'infamie ses auteurs, % Conçue par un voleur (Cragges), dit M. Richard, dans son Missing links of « lost chapter NT American History, là déportation des Acadiens par Lan rence, en 1755, eut le vol pour objet.” Et, conune il arriv toujours en pareil cas, les voleurs n'eurent de repos que lors qu'ils eurent fait disparaitre leurs victimes, ou les eurent mises hors d'état de jamais réclamer leurs biens,
Puis vint Aikins, peut-être plus odieux encore que Lawrence: Celui-ei commit Piniquité; celui-la la justifin. Des martyr qu'avait faits le gouverneur, l'archiviste s'efforça de faire des coupables, C'est pour les grands calomniés de Fhistoire que |
poëte a dit:
Le crime fait la honte et non pas l'échafaud,
Lawrence leur avait dressé des échafauds ; Aïkins voulit leur laisser Ja honte.
A la date du traité de Paris (1763), il ne restait plus d'A adie, ni, hélas! d'Acadiens. Le Cap-Breton, le Nouvea Brunswick et l'île du Prince-Edouard avaient été, à leur tour cédés à l'Angleterre ; et les Acadiens tombés dans le ch l'odieux guet-apers de 1775, le grand dérangement comme ik l'appellent encore, — ces defenseurs de la foi ne surent jamak trouver un mot de haine pour désigner leurs persécuteurs avaient été emprisonnés d'abord, volés ensuite, puis disperss aux quatre vents du ciel pour y être anéantis.
Seattered like dust and leaves when the mighty blasts of October Seize them, and uhirl them aloft, and sprinkle them far o'er the ocean.
[ls étaient morts, aux yeux des nationalités qui avaier pris leurs places et leurs biens ; et eux-mêmes ignoraient si! soleil devait jamais luire de nouveau pour eux. Ceux (i étaient revenus de la déportation, et ceux qui, longtemy
1—'* Dispersés comme la poussière et les feuilles mortes, quand les puissant rafales d'automne les sai-<issent, les font tourbillonner dans les airs et les répal dent au loin sur l'océan.” — Longfellow, £vangéline.
“el traite L'op l dépou Lie] surtou ans | Appron Un IOINS « Ati l de froi Navires fonc, si Ceux de Paris Nouvel à la Vir à la Gu d'Anglot Saint-M:
en- Moy Un cel Hisères j d'autres | Afin di leur reto bord les Supplicat] Mainicre | des Pays « Monde, q ils aura1e) décourace EUX ne rey
Te était |
arquait Os ), dit ele
ppler in ar Bin il arriv que lors:
ent mises
Aa w Trent 5 nAarbVTS faire des ire que |
ins vou
& plus d'A , Nouveau à leur tour 18 le lâche
| Ht comme ts rent jan
écuteurs —
ais dispers®
ober er the OCEUN
qui avalel
ioraient Si!
Ceux « j, Jongteu}
d les puissin" rs et les répit
refugiés dans les bois, avaient pu survivre aux privations et échapper à leurs bourreaux, cherchaient, maintenant que le traité de Paris avait tout cédé à l'Angleterre, et qu'ils étaient trop misérables pour étre craints et trop pauvres pour être
dépouillés, des endroits isolés, non loin des lieux ils
waient naguère goûté le bonheur et la paix, pour v vivre et
où
surtout pour y mourir, Tels les premiers chrétiens, enchés aus les souterrains de Rome, en sortaient avec défiance en apprenant la mort d'un Néron où d'un Caligula, Un calcul minutieux établit qu'entre 1755 et 1763 pas moins de 8,000 d'entre eux périrent dans les cales de navires, dans les prisons, au fond des bois, de faim, de privations, de froid, de mauvais traitements, de désespoir. Trois des navires au fond desquels ils avaient été paquetés coulérent à fond, si Fon . n croit la tradition.
Ceux d'entre eux qui survivaient en 1763, date du traité de Paris, avaient été dispersés dans toutes les colonies de la Nouvelle-Angleterre, à Boston, à New-York, à Philadelphie, à la Virginie, à la Géorgie, à ln Caroline du Sud, à Haïti, à la Guyane, à Saint-Domingue, en Corse, dans les prisons d'Angleterre, et quelques-uns en France, à Granville, à Sunt-Malo, à Boulogne, à la Rochelle, à Brest, à Belle-Isleen-\Mer.
Un certain nombre réussirent, à la suite de privations et de miseres inouies, à gagner, au travers des bois, la Louisiane, et d'autres le Canada.
Afin de les tuer plus sûrement, de rendre plus impossible leur retour en Acadie, on avait eu soin, en les embarquant à bord des transports anglais, de séparer les familles, malgré les De cette maniere leur premier soin, une fois rendus à la liberté dans
supplications des mères et le désespoir des enfants.
des pays étrangers, serait de chercher par les quatre coins du Monde, qui une épouse. qui un frère, qui un enfant; Ïs auraient mille fois l’occasion de périr de privations et de découragement dans ces poursuites sans fin, et nul d’entre eux ne reviendrait au pays réclamer son champ ni ses bestiaux. Tel était le cruel calcul de leurs spoliateurs.
5. w. IQ 2 © LE k, DEA es LC | &:° 7 & , D NZ IMAGE EVALUATION DS