‹ Le père Lefebvre et l'Acadie [microforme]Chapitre 22 sur 77 · MM · texte numérisé non relu

MM

l'apôtr M « France Louis galante sevice Ï et elle | u—$ Calonne Le ini “plus re dit un el de sa vie L'abbé se consti!

Avec M.

Parmi le:

D'autres, traces, soi Cértainem Le lect

acadien, 4

änes, pris

de ses pe

au soleil.

uatives, Je ls fondat ne suflirui cher plus

I=Les Acad Stinte-Marie, Baie de Saint l'Hôtel. Dieu, ditif de La déc

‘ Le collèg:

réspondance «

Ben I820—Dr Di.

imetit ,) qu'a

ns le anne sort ils olique n Cu pr spuruit inces il noncies

plus la endre à ternelle, à prière, le soleil

prof mil

. Québec rit leurs des rois s suppude leurs

de M. &

ssIS.

honnnes triotisie htionalite M. Chan- M. Allain.

esjardins “huleurs:

Ottawa. es

MM. Pichard et de Calonne, à l'île Suint-Jean, et M. Sigogne, l'apôtre de la Baie-Suinte-Murie !, à la Nouvelle-Ecosse,

M. de Calonne, grand vicaire et official de Cambrai, en France, était le frère du contrôleur général des finances de Louis XVI, dont on rapporte ce trait bien typique de ln galanterie françnise, La reine Marie - Antoinette avait un sevice important, mais fort délicat, à demander au ministre, et elle hésitait

“__ Ni c'est possible, madame, c'est déjà fait, lui dit M. de Calonne ; si c’est impossible, ça se fera.”

Le missionnaire de l’île Saint-Jean, orateur hors ligne, était ‘plus remarquable encore par ses talents et ses vertus, nous dit un chroniqueur, que par sa haute naissance.” Sur la fin de su vie il se retira à Trois-Rivières, où il mourut, en 1822. :

L'abbé Sigogne était un saint, cela nonobstuut le fait quil se constitun le protecteur déclaré des populations françaises. Avee M. Hubert Giroir, au Cap-Breton, il est le plus grand parmi les bienfaiteurs des Acadiens de la Nouvelle-Ecosse. D'autres, venus également de France, suivent aujourd'hui ses traces, sont en tous points ses émules ; mais ne le surpasseront ccrtainement pas en dévouement. Le chose n'est pas possible.

Le lecteur doit se demander par quel miracle le peuple

} acadien, que nous avons vu, en 1767, réduit à moins de 2,000

nes, prisonnier et proscrit, est parvenu à tromper lu vigilance

de ses persécuteurs, et à se créer en Acadie même des places

au soleil, La réponse n'est pas facile à donner ; car les vertus natives, les qualités de race, le fait historique bien avéré que ks fondateurs de l’Acadie furent des colons triés sur le volet, ne sufliraient pus à le suffisamment expliquer. IT faut eher-

cher plus haut et demander le mot de l'énigme à la provi-

I-Les Acadiens disent toujours les Iles-Madeleine, le C'ap-Sable, la Baie- Sainte-Marie, le Fort-Sauvage, pour les Iles de 1n Madeleine, le Cap de Sable, la Baie de Sainte-Marie, le Fort des Sauvagus, comme les Français disent encore

[l'Hôtel- Dieu, la Fête-Dieu, pour l’hôtel de Dieu, la fête de Dieu, etc. C'est le gé-

ditif de la déclinaison latine conservée dans le vieux parler,

2-Le coliège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière possède dans ses archives la correpondance de M, de Calonne avec une de ses sœurs, qui vivait encore en France,

Ben 1820—Dr Dionne, Vie de M, Painchaud, p. 62.

dence de Celui “qui écoute les gémissements des captifs et affranchit ceux qui étaient condamnés à la mort.”

Quoi qu'il en soit, hâtons-nous de dire qu'à l'arrivée du P. Lefebvre, il y avait dans les provinces maritimes environ S5,000 Acadiens ayant conservé leur langue et leur religion. Partout où une fanille, où un groupe, avait pu se fixer, en se dérobant à la haine ou à la cupidité des maîtres du pays, ils avaient pris racine et s'étaient maultipliés. Les forêts, les rivages écartés de la mer, leur avaient servi d'asile ; quelques: uns avaient été plus de cinq ans sans manger de pain : mais enfin tous n'étaient pas morts, et les survivants avaient fait souche de toutes parts. Et puis, comme ils étaient dans un dénument complet et tout à fait impuissants, on avait fini par les laisser en repos.

Quand vinrent les Jours d'émancipation politique, qu'un gouvernement représentatif et responsable fut accordé aux provinces, leurs suffrages furent recherchés. Il y eut même quelques-uns parmi eux qui furent élus députés, MM. Simon d'Entremont et Frédéric Robichaud, aux élections de 1836, pour la législature de la Nouvelle-Ecosse : M. Amand Landry. en IS46 et M. Urbain Johnson, en 1869, au Nouveau-Bruns wick ; M. Stanislas Perry (Poirier), en 1854, et M. Joseph Arsenault, aujourd'hui sénateur !, à l’île du Prince-Edouard,

Mais leur concurrence n'était guère redoutée ; il n'y avait pas au milieu d'eux d'écoles, et l'homme qui ne possède pa d'instruction est impuissant dans la lutte pour là suprématie Des écoles, un collège, c'est ce dont ils avaient surtout besoin Ils le sentaient bien ; mais qui allait leur en procurer ? Quel: ques prêtres dévoués, — M. Sigogne à la Baie-Sainte-Marie M. Manseau à Tracadie (Nouvelle-Ecosse), M. Beaulieu à Racico, île du Prince-Edouard, M. Champion au Cap-Breton M. Rioux à Bouctouche, M. Ciquard au Madawusku, — avaient bien enseigné la lecture et un peu d'écriture à quelques jeun: gens de leurs paroisses : mais tout cela se réduisait à bien

1—Ces deux derniers viennent de mourir.

peu de illettiré Ces teurs « des mi teur du Nouvel Baue-de de Sain Sionnatr de Saint Parmi HONS ON Madawa bourses cure de fut empl ka provi Noms son au collec

La née

} d'éducatic

temps dé)

Page 1