acte FI, seènt
amants classiques de la nature :* C’est à l'homme, dit-il, duns an de ses sermons, à prêter une voix, une intelligence, un cœur tout brûlant d'amour à toute In nature visible, afin qu'elle aime en lui et par lui la beauté invisible du Créateur.”
Camille Lefebvre appartenait à cette glorieuse famille des poètes, des prophètes et des saints, pour qui la nature parle un langage compris du cœur: qui laiment comme une sœur ninée, à cause de leur père commun: qui entendent distinctement la voix de Dieu dans le murmure éternel des vagues, dans les soupirs du vent qui pleure, dans l'hymne qui sort des nids, dans les harmonies que font, la nuit, pour les réveurs et les amants, les sphères célestes,
Ecolier, dans les bois il marchait plein de rêves, Respirant le soleil et le parfum des sèves ; Iloubliait son livre entre ses mains ouvert,
Et lisait le printemps aux pages du désert !.
Un arbre avait, entre tous, le privilège de lattirer. C'était hu de ces grands peupliers canadiens, haut connae un cèdre du Liban et solennel comme un prophète.
Son parasol de feuillages tamisait doucement les rayons du soleil, et, à ses pieds, la sylvatique formait un tapis sur lequel il aimait à se reposer. Que d'heures délicieuses il passa à, lisant, révant, priant, écoutant les voix ! Pour détourner
Fattention, il apportait avec lui son fusil de chasse, le vieux #imousquet à pierre” qui avait servi à son père dans ses œourses lointaines aux pays de l'Ouest. Les voisins croyaient qu'il chassait, et s'égayaient même un peu de sa maladresse. Mais son pieux manège n'échappait pas à l'œil plus pers- Dicace de sa mère, laquelle, à l'exemple de la mère de Celui L recherchant aussi la solitude, s'isolait sur les montagnes de la Samarie et de la Judée, et jusque dans le jardin des Oliviers, pour prier et pleurer, gravait dans son cœur toutes ls paroles et observait diserètement toutes les allées et venues de son enfant.