‹ Le Père Pascal, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 12 sur 55 · PRUDENCE, ALFRED · texte numérisé non relu

PRUDENCE, ALFRED

ALFRED, qui est entré.

Je ne me trompe pas... C'est bien l'une des deux jeunes filles que j'ai vues hier...

PRUDENCE

Oh ! mon Dieu! le jeune officier que nous avons rencontré!..

ALFRED

Bonjour, ma belle enfant... je suis enchanté que le hasard...

PRUDENCE

Mais, monsieur, on n'entre pas comme ça!..

ALFRED

Un étranger, c'estpossible... mais je n'en suis pas un pour vous... nous nous connaissons déjà...

Moi, monsieur... je ne sais pas ce que vous voulez me dire.

ALFRED

Ah! c'est un peu fort!.. Hier, dans ces jardins, où j'étais entré par curiosité... c'était bien vous , je ne vous ai pas oubliée, pas plus que votre maîtresse, cette jeune personne qui vous accompagnait... vous êtes seule, aujourd'hui?

PRUDENCE

Oui, monsieur; c'est-à-dire, non; il y a ici mon père, et d'autres personnes, et vous devez sentir que votre présence...

ALFRED

Un mot seulement... où est votre maîtresse? demeure-t-elle avec vous... dans cette maison?

PRUDENCE

Non, monsieur; d'ailleurs, que vous importe?

ALFRED

Beaucoup, je vous assure... elle a un sourire si doux... des regards si mélancoliques!.. elle est malheureuse! je gagerais qu'elle est malheureuse! et je donnerais tout au monde pour la revoir un instant.

PRUDENCE

Ce ne sera pas ici , du moins ; elle n'y est pas, je vous le promets.

ALFRED

Vous me trompez !.. elle est peut-être à se promener dans ces jardins.

(Il remonte la scène et regarde de tous les côtés.) PRUDENCE.

Quel embarras!., si elle allait se montrer!

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