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| } | toutes ces Nations...
darigers. Gardés vos castors si vous le trouués bon pour les Hol- | landois ; ceux mesmes qui tomberoient entre nos mains, seroient ! emploiés pour vostre seruice; nous ne cherchons point les choses + Î perissables ; c'est pour la Foy que nous auons quitté nostre païs ; c’est pour la Foy que nous auons abandonné nos parens et nos LEE ami; c’est pour la Fov que nous auons trauersé l'Océan ; c'est ph. pour la Foy que nous auons quitté les grands nauires des Fran- NET çois pour nous embarquer dans vos petits canots; c’est pour la
li Foy que nous auons laissé de belles maisons, pour nous loger sous vos écorces ; C'est pour la Foy que nous nous priuons de nostre ! } ñ CE . . # | fl nourriture naturelle et des mets delicieux dont nous pouuions iouïr
en France, pour manger de vostre boüillie et de vos mets, dont à ,
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imant VOUS en plus s faire tant de »s Holeroient choses e païs ; et nos n ; c'est 3 Franpour la
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où il s’est trouvé et la principale partie des biens qui s’y sont faits. Il a formé plusieurs de nos missionpaires. Tous ceux mêmes des nôtres qui apprendront jamais le Huron lapprendront à la faveur des préceptes, des râcines, des discours et de plusieurs autres beaux ouvrages qu’il nous a laissés en cette langue. Les sauvages eux-mêmes avouoient qu'il la parloit mieux qu’eux, qui se piquoient la plupart de bien parler, et qui parlent en effet avec beaucoup de pureté, d’éloquence et de facilité.
peine les animaux de nostre païs voudroient gouster. Et prenant vn tres-beau collier de porcelaine artistement fait : c’est pour la Foy que ie tiens en main ce riche present, et que i'ouure la bouche pour vous sommer de la parolle que vaus nous donnastes lors que vous descendites à Quebec pour nous conduire en vostre pays. Vous aués promis solemnellement que vous presteriés l'oreille aux parolles du grand Dieu; elles sont en ma bouche,écoutés-les, ie ne suis que son organe. Il vous enuoie donner aduis par ses Messagers, que son Fils s’est fait homme pour vostre amour! que cet Homme, Fils de Dieu, est le prince et le maistre des hommes; qu’il a preparé dans les Cieux des plaisirs et des délices éternelles pour ceux qui obéïroient à ses commandemens, et qu’il allume d’horribles feux dans les enfers pour ceux qui ne voudront point rceuoir sa parolle. Sa loy est douce : elle deffend de faire aucun tort ny aux biens, ny à la vie, ny à la femme, ny à la reputation de son prochain. Y a-t-il rien de plus raisonnable ? Elle commande de porter respect, amovr et reuerence à celuy qui a tout fait et qui conserue l’vniuers : vostre esprit est-il choqué d’vre vérité si naturelle ? lesus-Christ qui est le Fils de celuy qui a tout fait, s’estant fait nostre frere et le vostre en se reuestant de nostre chair, a presché
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