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ag + “at ‘1 : 9 | 1 + « RAI LE PÈRE PIERRE CHAUMONOT AU RÉVÉREND PÈRE EUDEs, : FONDATEUR DE LA CONGRÉGATION DES EUDISTES. | 1 : ‘ (Extrail de la vie du Vén. P. Eudes.) LE à s à Québec, ce 14 octobre 1660, ( bi }- Mox Révérenp PÈRE, :
A Pax Christ. à À k J'ai été consolé d’entendre , de M. Forcapel , la :| 5 le sainte ambition que vous avez de surpasser qui que i el de ce soit à aimer Notre-Dame. Plût à Dieu que vous n Ë à 7 pussiez communiquer cet esprit à tous les ambitieux il |! # jé de la terre ! Oserais-je vous demander, pour l'amour HE de de Marie, Mère Vierge, que vous aimez tant, de me # f: ed procurer l’avantage d’être admis comme le dernier | : à Li de vos conserviteurs, au service de cette souveraine | [il L k de maitresse, ou, si vous aimez mieux, comme le plus 4 petit de tous vos cadets, à l'adoption de cette Mère de | L de bi miséricorde ; si vous mourez avant moi, auriez-vous ss la bonté de me résigner ou laisser en héritage, autant ù | \ x qu’il sera en votre pouvoir, une partie de la dévotion que vous avez pour elle, afin que vous continuez, À même après votre mort, de l’honorer sur la terre en ma personne ? M. Forcapel vous dira de bouche le déplaisir que j'ai de ce que tant de personnes re- L it coivent au Saint-Sacrement Notre-Seigneur, avec les Es
dons immenses qu’il porte avec lui, sans en témoigner à celle qui nous l’a donné, le moindre sentiment de reconnaissance, Or, pour remédier, ou en quelque façon pour suppléer à cette ingratitude, j'aurais un grand déir d'apprendre qu’il y eût une association de chapelains de Notre-Dame, je veux dire, qu’il y eût quantité de bons prêtres qui fissent un compromis de ne dire jamais aucune messe sans avoir , entre autres intentions, celle d’honorer la bienheureuse Vierge et d'offrir à Dieu, par ses mains, son adorable Fils, afin qu'en qualité d’hostie, il montàt à son Père par l'entremise de la même personne par laquelle il est descendu vers nous , en se faisant homme. Je ne voudrais pas que cette dévotion se bornät à former seulement cette intention ; mais je souhaiterais de plus, qu'avant et après la messe ou la communion, on fit la plus honorable mention de la bienheureuse Vierge qu’on pourrait : par exemple, que le soir qui précède la communion, on la conjurât de prendre possession de notre cœur, afin de se préparer à recevoir son Fils, et après la messe de communion, qu’on la remerciât de nous avoir donné un si amoureux pasteur de nos âmes. Je vous prie, mon Révérend Père, de consulter notre bonne Maitresse là-dessus, et si elle vous fait connaitre que ce sera une chose agréable pour elle, mettez la main à l'œuvre ; commencez cette association, et faites-moi
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| i —+ 145 —+ 11 è , ) . ME l’avantage de m'y admettre ; mais parce que peu de ° 1 L personnes se portent aux dévotions, s’il ne sv trouve D: . . NE 1e . . û DIM, :
A quelque attrait d'intérêt spirituel, je laisse à votre PE bé prudence et au fervent désir que vous avez d’ac- | à f 4, HR à croitre le culte de la sainte Vierge, de mettre par | {| 18 y écrit les moyens d’attirer les âmes à cette dévotion, et : Fo PA de m’en faire parvenir une copie. L'amour que vous | ; avez pour la sainte Vierge me servira d’excuses pour | 1 ) !
PA avoir pris la liberté de vous écrire si familièrement, :! 1 moi qui ne suis qu’un pauvre homme qui vous est :| 20 on - . 10 it à inconnu, Je me recommande aux prieres el aux saints \:! 1 ; Re AE , :: en par sacrifices de Votre Révérence et de tous ses fervents . 0 " EC . RCA rit commissionnaires. j L. | Sc +) ‘UT n 4e Votre très-humble serviteur, en Notre-Seigneur, it is je mon Révérend Père, ‘ui « , " Fe e ou Josepa-Maute CHaumoxor, S. J. : MR n de ARR US nple 1 ple, VII 244) con- Ru de se LE PÈRE PIERRE CHAUMONOT AU RÉVÉREND PÈRE EUDES, 6 à " FONDATEUR DE LA CONGRÉGATION DES EUDISTES, À om- à ; ' Y ? (Extrait de la vie du Vén. P. Eudes.) j né un £s ; Québec, le 27 septembre 1661. 5 R | Mat- Mox RévéRenD PÈRE, | ue Q ES : JF 4 Lace Paz Christi. de al x ! (n ain à Quand le plus grand monarque de la terre m’au- ai y 2 s-moi rait adopté pour son fils, dans le but de lui succéder ; ds 1 ÿ À à Fr pe 193 fs SE ‘ch HE
dans tous ses Etats, je n’aurais pas eu la millième partie de la joie que j'ai reçue de la promesse que votre Révérence me fait, de me résigner tout ce que le bon Jésus vous a donné de dévotion, de vénération et de zèle pour la gloire de sa très-aimable et admirable Mère. Une hoc mihi Lazaro mendicanti ? Unde hoc mihi rustico et terræ filio ? sinon de limmense bonté de cette Mése de miséricorde, qui se plaît à faire les plus grandes faveurs aux plus indignes.
O «ue je voudrais bien voir dorénavant les chrétiens briguer et ambitionner ces bénéfices et ces héritages spirituels, auprès des serviteurs et des servantes de Dieu, au lieu de courir après ceux de la terre. Plût à Dieu que je pusse avoir des pensées et des paroles dignes d’un tel sujet pour les donner au publie, afin d’exciter touf le monde à s’y affectionner. .
C’est à vous, mon cher Père, et à vos semblables, que notre bon Maitre fait cet honneur , de se servir de vos plumes et de vos écrits, pour embraser le monde de son amour et de celui de sa sainte Mère. Continuez, mon vénérable Père, continuez ce saint exercice. Si le b5n Dieu avait dessein de me donner quelques sentiments nouveaux propres à procurer un sureroît d'honneur à notre bonne Reine et Mère, je le prie de bon cœur de vous en faire don à vousmême, sachant que vous en ferez un meilleur usage
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que moi. Ce que je désire obtenir de son infinie largesse, par le moyen de vos saints sacrifices, est de bien me servir de la connaissance des langues des pauvres Hurons et des Iroquois pour leur conversion, et ce persévérer jusqu’à la mort en cet emploi, auquel Dieu m'a appelé depuis plus de vingt-quatre ans. Que Votre Révérence me fasse la charité de me recommander aux prières et aux saints sacrifices de tous ses fervents missionnaires que j’embrasse in visceribus et in osculo Christi, en qualité de mes frères et de mes cohéritiers dans la succession des respects que le Sauveur vous a communiqués à l'égard de sa chère
\ mere, etc...
PrërrEe CHAUMONOT.
Nota. L'auteur de la vie du Vénérable P. Eudes n’a pas donné en entier la lettre du P. Chaumonai : quand ce dernier parle de sa vocation aux missions, dant de vingt-quatre ans, il n'entend pas la fixer à son arrivée en Canada, qui n’eut lieu qu’en 1639,
mas, bien à l'époque où il & coneut le désir.