‹ Le Père Simon A. Cunha S. J.Chapitre 2 sur 13 · PRÉFACE DE M" LI P'ING-CHOU · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE M" LI P'ING-CHOU

L'art de la peinture est un des plus beaux privilèges de la Chine. A partir de la dynastie des Song ^ et pendant celle des Yuen 7C s'illustrèrent Siang-yançi (c.-à-d. Mi Siang-yang -^ ^ 1^) (2) Ta-tch'e -j^ ^ (grand fou) (3), Hoang-ho (c.-à-d. Hoangho-chan-ts'iao ^ i| [Jj ;iÉ) (''0» Yun-lin (c.-à-d. / Yun-lin j^ g ^) (5). Jusqu'à la dynastie des Ming B^ quatre peintres jouiren^ d'une réputation universelle: ce furent T'ang ^ (6) (c.-à-d. T'ang Pé-hou ^ fâ ^), Cheng -^ (7) (c.-à-d. Cheng Che-tHen -^c ^ Bg), Wen -^ (8) (c.-à-d. Wen Hen-çhan ^ # llj) et Tong 3| (9) (c.-à-d. Tong Wen-ming j| ^ |^).

(1) M"" I-t P'ing-chou, licencié, notable de Chang-hai, ex-sous-prcfet de Soeingan hien j^ ^ |^ au Koang-tong, pendant la révolution d'octobre 1911 fut proclamé administrateur civil général du Kiang-sou îCE i^ S j|îr |^ :§. Compromis à tort ou à raison dans la révolte du sud (Juillet 1913), il est aujourd'hui exilé.

(2) Mi Feî ^ "f^, originaire de Siang-yang fou au Hou-pé, (1051-1107).

(3) Le grand fou, pseudon3me de Hoang Kong-ioang ^■SsM (vers 1320-1385).

(4) Le ramasseur de bois de la montagne de Hoang-ho chan au Ilou-pé, pseudonyme de Wang Mong 3E âl, originaire de Ilou-tcheou fou au Tché-kiang (1179-1264).

(5) Yun-lin g i^ nom commun de I Tsoan ^ ^ (1301-1374).

(6) T'ang Yn f^^, autrement dit Pé-hou i&l^, et Lou-jou P^^fl, originaire de Sou-tcheou au Kiang-sou (1470-1523).

(1) Cheng Tcheou gfc ,^. encore appelé K'i-nan ÊJC ^, ou Pé-che ivong Q 5 ^(1427-1509). ;

(8) Wen Tchen-ming ^CWl^^, ailleurs Tchen-tchong ^ f^ ; de son nom, Pi M- Il était originaire de Sou-tcheou au Kiang-sou (1470-1559).

(9) Tong K'i-tch'ang ^ ^ 1^, de son nom commun Yuen-tchai jt ^, de son "hao" Se-pé ,S Ô, originaire de Song-kiang fou au Kiang-sou (1555-1636).

YI

Chacun d'eux fit école, et ouvrit véritablement la voie de cet art à ses descendants. Si nous en arrivons à la dynastie régnante, plusieurs hommes fameux se sont déjà distingués dans l'art de la peinture : Les quatre Wang ^ (1) semblent vraiment être arrivés au sommet de la perfection ; Yun Nan-t'ien 'j'^ ]^ 0 de Pi-ling (2) (Tch'ang-tcheou '^ jj'l']). Ou Yu-clian ^ j^^ \\] ds Yu-chan (c.-à-d. Tcli'ang-chou '^ ^) les suivent de près, et sont de véritables champions de leur art. Si nous comparons ces deux derniers à leurs deA'anciers, on peut dire c[ue, bien qu'excellents dans leur art, ils ne les égalent pas. '

"Puits d'encre» est le pseudonyme de Ou Yu-chan ^ |â jlj . Allusion au puits d'eau noirâtre de Yen-t^e "g" ^ (un des disciples de Confucius), aïeul de Ou Yu-chan. Ce puits se trouvait près de sa maison. — Ou Yu-chan, outre la peinture où il excellait, aimait beaucoup la poésie ; il était habile calligraphe, et joueur de violon émérite. C'est ce qui lui a valu durant sa vie le titre de «Quatre excellences». Mais ses poésies sont rares, et on se les montre peu. Le Père Li Wen-yu (P. Laurent Li S. J. 1840-1911) a collectionné et édité quelques unes de ses poésies. Puis, craignant que les spécimens de calligraphie de Ou Yu-chan, ses peintures et ses lettres si recherchées de nos jours, ne se perdissent, il se livra à des recherches minutieuses dans les familles

(1) I.Cs Quatre Wang 3E:

1") Wang Che-ming 2 B^ Wii no"! cominun Sucn-tdte j^ ;^, ou Ven-k'o t@ 5^

2") Wang Kien db âS, nom commun Yuen-tchao ^ B^: pseudonymes tiiang-

pi îffi ^ et Jan-hiang-ycn tchou v^ ff "<g ^ ( 1 598- l(i77). 3") Wang Yuen-k' i jg j^ filT, nom commun Meou-king j^ j^, ailleurs Lou-t'ai ^

J, pctit-fils de Wang Kien, (1G42-171.t). 4"j Wang Iloei ï '^, nom commun Chekou ^ ^, ou Keng-yen san-jen

^ M W^ A, ailleurs Tn'ing-hoei tchou-jen f^ !l!Ji 3: A.

disciple gcs deux précédents Wang (1632-1717).

(2) Yun Cheou-p' ing 'j^I ^ ^, auparasant nommé Ko i|-g, ailleurs Tchengchou jE '1?; et Xan-fien ]^ fFl . Ses 3 pseudonx nies sont ; Pé-yun icai-che Q S ^ï- ^, y^un-k'i icai-che ® î^ ^1> ^, Tong-yucn-k'o MM ^ (1033-1690).

vu

de lettrés, chez les mandarins, parmi ses amis et ses parents, et trouva moyen, malgré tout le secret dont on les entourait, de se procurer ces précieux autographes et peintures. Après beaucoup de recherches, distinguant partout le vrai du taux, il. parvint à recueillir plus de 20 spécimens quïl publia emplo3'ant le procédé Européen de la photo-lithogravure. Ainsi est sorti de là un chef d'œuvre sans défaut.

C'est alors qu'il m'a demandé de faire une préface à son livre.

Les paroles de T'ing-song-chan-jen |^ ^ ll| A ('') ^^ revinrent alors en mémoire : «Pendant notre dj'uastie, dit-il, de grands peintres se sont signalés, tels que les quatre Wang 0 3E (2), Ou -^ (3) et Yun '\^ (4).» Lou Che-Jwa |^ 0^ f^ ajoute que de son temps (1776) ces six peintres étaient devenus des célébrités surpassant ceux qui s'étaient livrés à cet art. Mais Lou Che-hoa vivait sous le règne de l'Empereur K'ien-long (1736-1796), et si de son temps l'on estimait déjà beaucoup ces peintres, tout le monde s'accorde de nos jours à les déclarer aussi célèbres que le soleil et la lune que chacun connaît dans le ciel, et que l'eau des canaux qui coulent sur la terre.

Pour moi, toutes mes préférences vont à Ou Yu-chan ^'^^^]. Aussi le P. Laurent Li S.J. en faisant cette collection a véritablement bien deviné ma pensée. Quoique le calligraphe soit dépassé par le peintre, on peut dire cependant que par la manière dont Ou Yu-chan a su manier le pinceau et s'efforcer à reproduire trait pour trait l'écriture de Sou Tong-p'ou ^^ ^ ^ (5), il est arrivé à pénétrer le secret de ce dernier. Los écrivains modernes oseraient-il prétendre l'égaler?

(1) Sui-iiom de Lou Che-hoa |îg I^ ■fij, de son nom commun Jen-tche 50 ^. Il était originaire de T"'cii-t:-,'ang >k ^ au Kicaig-sou, et auteur de l'ouvrage «Livres et peintures vues au Kiang-sou et au Tché-kicmg" ^ M Ij/f -S ffi ffi !§• H vécut à la fin du 18® siècle.

(2) Les quatre Wang |i3 3E cl', la note 1 0 de cette prcfacc.

(3) Ou ^ c'est notre Ou Yu-chan.

(4) Yim fÇ cf. la notre 11 de cette préface.

(5) Sou ,^ ;^ g^ (1036-1101). Tchang rw?i-(c7ia?!(/ 5g ^ ^ rapporte à ce

L'an dernier (1909) au commencement de l'automne je m'entendis avec ceux de mes amis animés du même désir, et nous fîmes dans le jardin de Wei-choen-yuen ^ ï!,^ ^ [Chang-hai^ Bubbling' Well road, n° 143) une exposition d'art, où figuraient les peintures et autographes des hommes les plus célèbres. Mais les manuscrits de Monsieur Ou ^ y étaient rares. Hélas ! ces seuls débris de son talent restaient comme les plumes lustrées de l'oiseau céleste Hong-hoang (phénix) et seuls quelques vestiges de sa composition nous étaient laissés comme témoins de son passage en ce monde.

Le P. Laurent Li S.J. unissant à son premier recueil de poésie la collection de peintures et autographes de Ou Li a enchâssé là deux pierres précieuses. Grâce à lui pourra se conserver désormais l'essentiel de notre littérature chinoise.

Deuxième année de l'Empereur Siuen-Vong (1910), 2® lune, Chang-hai, Li Tchong-k'io, P'ing-chou.

sujet une anecdote assez plaisante. «Ou Li ^ ^ était allé un jour voir le préfet de la ville Ou Hing ^ |^ au Tché-kiang, et ne l'ayant pas trouvé chez-lui, sortit pour se promener. Etant entré par hasard dans une pagode il aperçut sur une pierre une inscription de la main même de Sou Tong-p'ou ^. ^ ^. -Aussitôt, oubliant l'objet de sa visite chez le préfet il courut plein de joie acheter du papier et un pinceau, et pendant trois jours s'appliqua uniquement à l'exacte reproduction des caractères dont il voulait posséder le secret. Pendant ce temps le préfet apprenant que Ou Li ^ ^ s'était présenté chez-lui, le faisait rechercher par ses gens dans tous les quartiers de la \ille, mais le maître d'hôtel chez qui il était descendu ne put lui-même diriger ses recherches, ne sachant où il était allé, Quand notre calligraphe crut être en possession de son modèle il se retira tout heureux sans plus songer à sa visite. Cf. Mé-tsing-tsi M iV $k édite par (,e P. Li S.J, (1909 Imprimerie de T'ou-sè-R'è) biographie de Oit Li par M' Tchang Yun-tchang en 1714).

Situation du puits d'encre Mé-ti^ing ^ ^. Nous mettons en première page cette gravure faite d'après une photographie récente: elle luontre l'état actuel du puits et du jardinet environnant.

Le puits d'encre se trouve à l'intérieur de la grande porte orientale de la ville de Tch'ang-clwu '^ ^ (Kiang-sou) dans la ruelle de Yen-ise "g" -^ ^. Auprès de ce puits était l'ancienne habitatation de Ou Li ^ j^.

La bouche du puits mesure plus de deux pieds de circonférence. Au dessus il y a une petite élévation artificielle de quatre pieds de haut. A l'ouest de ce puits, il y a un kiosque où on lit des inscriptions de plusieurs lettrés célèbres des dynasties précédentes.

Pendant les troubles des rebelles à longs-cheveux, le kiosque fut démoli et le puits bouché. Tout l'emplacement se couvrit de hautes herbes. Pendant l'année Meo^i-tf^e de l'empereur Koancfsiu -^ ^ (1888), le soixante-dix-neuvième descendant de Yen-tse "g" -^ nommé Yen Liang-hing "g" ^ ^ rétablit le puits.

Siliialioii <\[\ puits d'encic I/j'-Z^/'/m/ I1^'< -)\' . Nous incitons en premiers |)at;c' cette uiasiire laite d après une jjhoioi; raphie lécente: elK' iiKUitii' l'étal aeliiel du puits et du jardinet einironnanl.

Le puits d'enere se iriui\e à l'inlérieur de la ^^raiide p(H"te orientale de la \ille de Trh'.-niij-rlioii '^" #1^, (Kininj-son^ dans la ruelle de Y('ii~l<c ,";" -f- |^. Au])res de ci' puits était rancienne habilatalion de l m l.i A^i jg.

i ,a liouche du puils uu■-^ure plus de deux pieds de cireiuiléreiKt'. Au dessus il \ a une petite éié\ali(>n artiiieielle de Cjiuilro pieds de haut. A l'ouest de ce puils. il \ a un kiosque ou on lit des inscriptions de plusietirs lettres célèbres des dvuaslies précédentes. "'. ■

Pendant les troubles des rebelles à loiiiis-cheveux, le kicjsqtie lut démoli et le puits Ijouche. Tout reuipiacemeiit se c(>u\rit de hautes hérites. Pendant l'aiiuee Meon-lsi- de l'empereur Kaninj- •'^'" Je ^i (liS.SS , le soi.\ante-di\-iieu\ieme descend.mt de Ve/(-/.se 'f^" -^ nomtiié )'('ii 1 .iuiKj-h i tiij "g" ^ fS rétablit le puits.

Tableau représentant les sapins et les nuages de la montagne Nan-yo '^ -g- (1) (Hou-nan).

La famille Ngai ^ de Cliung-luii en est propriétaire, [tableau de salle^.

liiscriptiou.

[ow ligne. Sapins et nuages de la montagne Nan-yo ^ -g-.

2*-' ligne. D'après le coup de pinceau de Tch''ong-hoei fffi ^ (2'' en l'honneur des soixante ans de la Grande Dame Tou ^, aïeule de la famille Xijni.

Signé : le sage du puits d'encre.

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^fe7

(1) L'ne des cinq montagnes saintes, toujours citées : T'ai-chun ^ |il ou Tony-yo ^ ^ au Chan-tony ; Heng-chan ^ |lj ou Xan-iju ^ U^ au Hou-nan; Hoa-chnn ^ llj ou Si-yo ^ ^ au Chun-ni; Heng-chan '^ Uj ou Pé-yo ^ ^ »u Tche-li : Song-clian ^ iJj ou Tchong yo •î' ^ au IJo-nan.

(2) Tchony-koei f\f ^. c'est le tse ^ (nom commun) de Ou Tchen ^fa; son hao 5^ (nom respeciucux donné par lui-mcme) est Mei-hoa tao-jen W ^ M. J^

sage à Heurs de prunier-.

Tableau représentant les sapins et les nuag'es de la montagne Nan~yo 1^ -^ (1) (Hou-nan).

La famille Ngai ^c de Chung-hni en est propriétaire, [tableau de salle!.

liiseriptiou.

l<'i<' lig^ne. Sapins et nuages de la montagne Nan-yo ^ J^.

2'-' ligne. D'après le coup de pinceau de Tch''ong-koei f[|l ^ (2'' en l'honneur des soixante ans de la Grande Dame Tau ^, aïeule de la famille .Vf/.u'.

Signé : le sage du puits d'encre.

^*=- y\ ^F- ^zsr

(1) Lne des cinq montagnes saintes, toujours citées : T'ai-chun ^ |JLl ou Tony-yo ^ ^ au Chan-tony ; Heng-chun ^ UJ ou Xun-yo ^ ^ au Hou-nan: lioa-ch(in ^ (Jj ou Si-i/o 1| ^ au Chun-si : Heny-chan 11. Uj ou Pé-ijo j^ ^ au Tche-li : Sony-chan ^ UJ ou Tchony yo tj* ^ au f/o-iian.

(2) Tchony-koei fijj ^ c'est le tue ^ [nom commun) de Ou 'l'chen ^ft; son hao ^ (nom respecLueux doniK' par lui-même,; <'st Mei-hoa tuo-jen ^ ?£ M A ■ sasfC à Heurs de prunier •'.

-jpi^iî- .^'S5î--as;'^^.^ -'f'"ï«S5E^

«.*iff*

Tableau représentant le kiosque en pailles du surnommé Hoang-ho chan-ts'iao ^ ^ \ii ^ '!)• | Tableau à suspendre en hauteur]. La famille de K'iu Liang-che ^ ^ J;, actuellement député à l'Assemblée nationale de Pô-king en est propriétaire (2).

Inscription.

J'ai été témoin autrefois des pensées poétiques qu'inspirait la vue du kiosque en pailles du surnommé Hoang-ho chan-t<'iao (ramasseur de bois sur la montagne de la cigogne jaune). L"impi"ession en est toujours restée dans mon coeur. Aujourd'hui, profitant des loisirs de Taiitomne avancé, j'en ai essayé cette reproduction, mais elle n'approche pas de la réalité.

Mé-tsing tao-jen.

m m it.m.,& «¥ m ^ M * -È.» ii « B# ^ ^ «

(1) C'est le hao §* de Wang Moncj ^ ^, un dc^ quatre ici"and> et célèbres peintres des Yuen vers le coniinencement du 1 'i*^ -^n'cle ■^on /.se ^ est Chou-ming 'M i^- On dit que Ok I à acquit son .irL peu ci peu p,ir limitation de^- quatres irrands peintres des Yxien : dont \ oici le.~ noms le 1*'' Tchan 'l'ie-iigoni/ ^ -f :fn ■ le 2*^ Hoang Kong-icung ^ ^ ]g ; le :f« / 'l\hna}> \^ ^ \o 'r<= Wmuj Mong ï ^ qui tut le beau-fils de Tchao Tse-ngctny .

(2) La famille K'iu. qui descend du docteur Thonia-^ K'ia Che-ae H ^ ^ (vers 1596-1649) ministre de l'empereur Yong-li ^ J^ (1647-1662), possède actuellement une des plus t-randes et plu-^ riches bibliothèque» do Chine, dont le catalogue souvent feuilleté par les sinoloaues est connu >ous le titre de T'ié-k'ing fong-kien leou ts'ang-chou tche WiW^^^^^^'^ou bien sous l'autre titre K'iu-che ts'ang chou moii-lou ^i ^ )& ^ Q i^.

Tableau représentant le kiosque en pailles du surnommé Hoang-ho c]ian-ls'ia.o ^ $| [Jj HÊ 1). 'Tableau à suspendre en hauteur". La famille de K'in Liang-clie ^ ^ -^, actuellement député à TAssemblée naticuiale de Pp-hing en est propriétaire (2'.

Inscription,

,rai été témoin autrefois des p^'iisées poétiques qu'inspirait la vue du kiosque en pailles du surnommé IJoimrj-Uo chan-t>^'iao (ramasseur de bois sur la montagne de la cigogne Jaune'. T/impression en est toujours restée dans mon ciLiur. Aujourd'hui, profitant des loisirs de r;iutomne a\ancé, j'en ai e^^sayé cette reproduction, mais elle n'approche pas de la réalité.

Mr-lsiinj tao-jeil.

* -fe.if m m Hj"^ ^ ?

m m m fc « >i # ilj

in

{[) ("est le Juin ^ de Wany Momi 2 ^, im de^ qiiHdc :ii-;ind> et c<'■l^'■bl-e•^ peintres des Yitcii \ei-s ]e oom Dienceiurni du 1 î '" -ii'cle -~on /se ^ e^l (^}>nit-))iinri 'PÎ i^. < )n dit que Ok IÀ ,ic(|iiit sdii .irl jieii ,i peu p,ir I imitiilinn de^. (^natre-. :.;r;inds peintres des Vtipn : doni \i>ici lr~ mini- le l*"'' 'I'cIkid l'ac le 2'' Hoancj Kong-ircnu/ M^M 1'' •>'' ' '!'< hiiim i% ^ le î'' Wanrj Moiif/ 3E qui lui le beau-fils de Tchan 'rxe-nçjanij .

(2) l,a l'amille K'iti. qui descend dn doc lein- l'hiiiii.i-' K'iii Clie-sc f^ ^ J§ (\ers I596-1B49) ministre de reiiip<'renr Ymiy-li ^K. JM ' I ') 't7- l()()2l, possède aclncllcment une des plus iii-arides et plu- riLhi'- bibliothèque- do Chine, dont le eataloffue souxcnl leuillcté pai- les sinoloune- e-t connu -ou- le titre de l''i('--k'in Vonçi-kien Icou ls'((U{i-chou tchc ^ ^ ^ ^ij ^-^ 3^ * ^*^ K-hi-che ts'ang chou moii-lou II J3^ ?S ^ @ 1^.

ÎÈ ou bien -ou- l'autre Utre

Tableau représentant les bamboux à feuilles de palmiers [à suspendre en hauteur].

La lamille K'iu ^ en est propriétaire (1).

Inscription.

Les branches et les feuilles de bamboux surnoinmés Tsong (à feuilles de palmiers) sont longues et régulièrement disposées. Des endroits où la verdure est épaisse il semble découler comme des gouttes d'ombre sur le sol. A l'arrivée soudaine du vent de mer ces bamboux ne sont pas trop fortement inclinés. Etant autrefois à Macao, j'ai moi-môme remarqué cela. Voilà une pièce.

Mé-tsing tao-jen.

A ai), m,^ ^

(1) Voir la note n" 2 du tableau 3.

TablcaLi rcprcsL'iitaiit les hamboux à fenilk'S de palmiers [à suspendre en hauteur .

l-a tamille K'iii ^ en esl propriétaire (^l).

Inscription.

Les brandies et les feuilles de bamboiix sui'nommés T.<on(j à feuilles de palmiersl sont lonL;Lies et réi; nlierement disposées. Des endioits où la verdure esl épaisse il semble déeouler comme des i^outles d'ombre sur le s(d. A Tan'ivée soudaine du vent de mer ces bamboux ne sont pas ti'op fortement inclinés. Ktant autrefois à .Vfacao, j ai moi-même l'emarqué cela. N'oilà une pièce.

Mi''-lf^i)ïil Ino-jdi.

li lE ft fc M.it. li.lil- W.

# lit ft- m> w u m m tt

\iiir 1,1 iiiiii' n" 1! ciu Inliic;

1^ jfc -T'

Copie d'un tableau de K'iu-jan ^ ^ (1) reproduisant un paysage par un jour de beau temps, après une longue pluie, auprès de montagnes d'été [En cahier].

Iiiscriptiou.

— Comme ci-dessus. —

le 10 de la 3« lune

Ou Li.

+ lii

;1) ICiu-jan est un bonze artiste peintre des Sonr/ î^ \anl%inoi> (vei> 9HS «pr. .). C.) le meilleur iniitittcui- des pciniuro de Tonçi Yuen i^ /^ fi'. ^ A^^ Kiuen 64 loi. 0.

Copie d'un tableau de K'in-jnn ]\ ^ (1) reproduisant un pavsaKe par un jour de beau temps, après une longue pluie, auprès de juojita^nes dété [Eu cahier].

liiscl'iptioH.

— Coiume ci-dessus.

le H) de la .'^ lune Ou Ll.

1) K'iii-jdn c-^t un l)iiii/c ;^l-^i^^tc' peintre de- Son;/ l/|c NiUiMnoi- (\ei-- (Kls <'ipr. ,). C'.i le mcillenr iinil.i tinr de-, pci ni iirr-., de 'l'oiii/ )'iieii 'i(f îlfii ("I. ,^ ot ^ '^ Kiuen ti-i fol. (>.

Pastiche de l'art pictural de Kou Tan-h'ieou ^ ^ Si ['^) [en cahier].

La famille K'iu de Tchao-wen hieri en est propriétaire.

Inscription.

(Comme ci-dessusV

Tannée Sin-]ieoii 1621

ou 1681 apr. J.C. 4* lune

Yu-chmi-ti^e.

(1) C'est 1p /ioo ^ de AToh A'ieoa-.se ^Sj ;^ @, des Yueii : son ise ^ nom commun, était Kinçi-tchong ^ fijj. .Natif de 7"oi tclieou "ê ffl au Tché-kiang. il se donnait le pseudt)n\ Die de Tan-k' ieou clienij ;f3" ÊJJ rfe (1312-1305) Cf. J lt ^ fi «"fwen 22 fol. 10.

Pasticlie de l'ail piclural de Koii In ii-h' icou M 4^1- P [cn cahier! .

La taniillc ]\-in de Tclnui-wcn hion on est pi-opriélaire.

(('omme ci-dessus .

Inscription.

l'année Sin-ijcoii 1 ei'il

ou IHSI apr. .I.C. V lune

) i'-i'hnii-ls(>.

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" *'■'-' '" ' ^ ^'" /-'" A-/,.o„-s,. tDl;FL g ci<- >-<-,.,.• .on /sr ^ non,

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-'■ •l'>mi,ni I.- p-cnrl..iiM,H- tic Tini -Ir ir,,„ rlirinj ff i^i 'Ai I .'i I '- j :;r,.-, CI. * * ^

■^ h'iiirii 22 loi. lu.

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^»fS&'T*'"^~^ -TT-vç^ -

Tableau représentant une belle matinée de printemps au milieu des lacs et des montagnes .

(tableau de salle — voir la collection de Chen-lcheou houokoang tsi jji^ ^'H ^ 3fe ^ ^° 9> réclame des peintures reproduites).

Inscription.

— Indication du tableau ('comme ci-dessusV

— Au printemps en vue d'un lac lointain entourant les murailles extérieures de la ville. La porte s'ouvre au bord d"une petite baie. La salle basse est entourée de maisons sur trois côtés.

La ruelle qui y mène est étroite et resserrée comme une corde de terre.

Les lleurs que j'ai achetées sont encore fraîches au bout de la grande baguette qui sert à les porter.

Je compose des vers tout neufs sur le dos d'un âne.

Mes hôtes repartent enivrés, et trouvant qu'il fait chaud, se dispersent dans le voisinag"e.

J'offre cette poésie à M'' Tchao Fa en l'honneur de l'inauguration de sa nouvelle demeure.

Prière de corrig-er ce que j'ai écrit.

le 15 de la 1^''"« lune de l'an 1681. Yu-chan-tse Ou Li.

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m^ 2 ft lit » ïi| I* î£ # # PI ^ «

Mx mm it m "^ m ^ w yk m ak

Tabloau i-eprcscntanl une belle matinée de priiileiiips au milieu des lacs el des monlaunes. .../.,

,tablean de salle — \oir la cnllectiiiii de l 'lifii-lrhcoii. j:(,iu)l;i):riiil l-<i f^ 'Ji'] \M "it ^< "^^ •*• l'éclame des peintures reproduites).

liis('i'i]»ti(ui.

— Indication du tai)!eaii cumme ci-dessus\ ;'

— Au printem|js en \ue i\'\\\] lac lointain entoui'anl Ic^ murailles extérieures de la \ilK'. La piule s"ou\re au IjorcI dune petite baie. I .a salle basse i'>l enloiii'éi' de maisons sur tr(,>i.-^ c<ités.

La ruelle C|ui v mené esl étroite et l'esserrée comme une corde de terre. ■ é;'-,,--

Les ileui's C|ue l'ai achetées sont encoi'e l'raiches au b(Uit de la izrande bauuetle C|ui sert à le.-, porter.

.le compo.->e des vers tout neufs .sui" le do.s d'un àue.

.\k's Ilotes repartent eni\res. et trou\anl cpi il tait chaud, se dispersent dans le \oisiiiai;e.

-LolTre cette jjoesie à M' Teinta )',( en l'honneur de l'in.uiiiuration de sa nouvelle demeure. ;^ ■; :;,

Prière de corriiier ce que j ai écrit. ;:: -, .,

le lô de la l^"''- lune de l'an llîSl.

yii-i-}i;rii-l.<(' ( )}l. I J .

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