‹ Le Père Simon A. Cunha S. J.Chapitre 3 sur 13 · II: ft m- -^t T- us M a H ^ fs f^ % iii · texte numérisé non relu

II: ft m- -^t T- us M a H ^ fs f^ % iii

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Tableau offert au vieux Monsieur Mi-yen.

le 4* jour de la 4^ lune de l'an 1673. (tableau de salle — ^'oil■ la collection de Chen-tcheou koiiohoiuuj txL iji^ ^H ^ 5t ^ ^° ^- réclame des peintures reproduites).

Inscription .

I/année Koei-lch'eou (1673) un jour de clarté et de calme (4" jour de la 4" lune). J>édié au vieux Monsieur Mi-yen.

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Tableau offert au vieux Monsieur Mi~yeii.

le 4*' jour de la 4*^ lune de Tan 1H73. (tableau de salle — N'oir la collection de <^'he)i-lclieou kon.oho:uiij l-<i f^ '}\\ P] 7t ^ N° 9. réclame des peintures reproduites).

liisci'iptioii.

I /an née Koei-lch'coa (167lj) un jour de clarté et de calme i^'i'-' jour de la ^i" lune). Dédié au vieux Monsieur Mi-yen.

Won Li de Yen-lin

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Reproduction de montagnes et d'eau avec pièce de vers en l'honneur des soixante-dix ans de Monsieur Se-inè.

(tableau de salle ; possession de la famille Li P'ing-clioii ^ 2p. ^ de Chang-hai).

Inscription.

Le vaillant vieillard âgé de soixante-dix ans voit ses sourcils et sa barbe blanchir de plus en plus. Durant toute sa vie il a cherché l'érudition, sans tenir aucun compte de son grand âge.

On peut en conclure l'importance de la doctrine qui demeure, tandis que passe la splendeur de son jeune àç,e: et il faudrait faire cas des moindres parcelles de temps pour arriver à s'instruire. Celui qui se livre ainsi à la poésie et à la peinture prolonge sa vie d'autant. ■■■-■.::.'■■-

Pièce de vers et peinture en l'honneur des 70 ans de Monsieur Se~mé, mon condisciple.

M Mé-tsing tao-jen.

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Keproduction de montatines et d'eau avec pièce de vei"s en riionneur des soixante-dix ans de Monsieur So-iii)>.

(tableau de salle ; possession de la famille /./ P'i'iiij-clion ^ ^ # de Chang-hai).

Inscription.

Le vaillant vieillard âgé de soixante-dix ans voit ses sourcils et sa barbe blanchir de plus en plus. Durant toute sa vie il a cherché rérudition, sans tenir aucun compte de son grand âge.

On petit en conclure l'importance de la doctrine C[ui demeure, tandis que passe la splendeur de son jeune âge: et il faudrait faire cas des moindres paicellcs de temps poui" arriver à s'instrtiire. Celui qui se livre ainsi à la poésie et à la peinture prolonge sa vie d'autant.

Pièce de vers et peinture en l'honneur des 70 ans de Monsieur Se-iiié, mon condisciple. -

Mi'-tsiiKj tao-jen.

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Tableau représentant le jardin d'un salon d'études intitulé «l'encens du ciel.»

(la famille Li P'ing-cliou ^ ^ ^ de Chang-Iiai en est propriétaire) .

Inscription.

Reproduction du salon d'études «Encens du Ciel» un jour d'automne de l'an 1710.

A l'imitation du coup de pinceau de Monsieur Kouo Hoyang (1).

Yu-chan Li.

(1) ç|3 inf IS ce fut très probablement ic Ilao attribué par les lettrés à Kouo m Ip E^r, des Sonrj ^ vers le 10 siècle Cf. M î^ ft lt # # Kixœn tiO fol. 7.

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l'ableau représcnlaiil le Jardin d"un salon d'cUides intitule " l'encens du ciel. »

(la famille Li P'imj-choa ^ -^ -^'-" de Charuj-liui en est propriétaire).

Inscription.

lleproduction du salon d'études "Encens du (Mel" un jour d'automne de l'an 1710.

A l'imitatiun du coup de pinceau de Monsieur Kouo Hoijnng (1).

Yu-chan Li.

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Un kiosque de paille entre ciel et terre, (voir la cellection de Chen-tclieou-kouo-tsi).

luscriptioii.

Un kiosque de paille entre ciel et terre.

A l'imitation du coup de pinceau de Ckou-mmrj ^1).

Mé-taing lao-jen.

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(1) Chou-minr) ,^ Pj] est le (se ^' de Wang Mong ZE ^ de>^ Yiieu. (Voir la note 1 du N" 3.)

Un kiosque de paille entre ciel et terre, (voir la cellection de Clien~tclieou-kouo-tsi).

liiscripti«ui.

Un kiosque de paille entre ciel et terre.

A l'imitation du coup de pinceau de Clïou-mlmj [V).

Mé-t-<inii tao-jen.

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(l) Chou-minçi ^ P/] est le tac ^- de Wdnrj Mong 3E ^ àc^ Yucii. (Voir la note 1 du N" 3.)

Bamboiix et Rochers.

(tableau de salle ; possession de la famille Kou ^ de Nmi- Iwei if jll). ;.

luscriptioji.

Tendresse et ombrag^e se trouvent au milieu de mille montagnes et de dix-mille bamboux.

L'habitant des montagnes s'est réveillé en sursaut pendant la nuit, et il a entendu tomber la pluie et gémir le vent d'automne.

D'après la peinture d'un éventail de Tchang (1).

Mé-tsing tao-jen.

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(1) Tchang ^ l'ut un artiste peintre célèbre de la fin du 5®, et du commencement du G^ siècle. Sa spécialité était de peindre les éventails. Son nom est Tchmuj Ki-pé ^ li ■fÔ. Cl'. M ^ ^M^ Kiuen liO loi. 1.

l-îambouN et Piochcis.

(^lablcaii de salle : possession de la t'ainilie Kon J| de N:ui- Inu'l ifj -Ka).

li!siri})tioii.

'rendi'esso et ombrage se trouvent au milien de mille niontai^iies et de dix-mille bamboux.

J/habitant des montai; nés sest réveille en snrsaut pendant la nuit, et il a entendu tomber la pluie et i;émir le vent d"automne.

D'après la peinttire d'un e\entail de Tchmig [[).

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I) 'l'iliiDiii ^ lui un iirlislc pcinln- (.('■Irbrc cli' la lin chi .">''. ci du (■(ininicni-i'nicnl lin ii'' >irclc. S,i s|5('ii:ilil('' l'iail de peindre li'> <''\ en la il>. Sun ncjiii est ■l\l„u,;i Ki-,,r ?X^ f|l| i(\. (T. W. i)i^\% h-iuvi, :!U l,,|, 1.

Tableau représentant les montag^nes d'automne [à suspendre dans une grande salle].

Fong-yu leou ^ p|f |^, nom de la bibliothèque de Monsieur Teng Che ^5 ^ de Koang-tong, éditeur des collections du Chentcheou Kouo-hoang-tsi f^ ji] ^ it M^ ^^ propriétaire de ce tableau.

luscriptioii.

Le vieux Monsieur a construit sa maison sur le haut d'une montagne d'automne. Les teintes sont celles de l'automne, et la lumière est diffuse au premier et à l'arrière plan. Des rouleaux de peintures de Yu remplissent la maison en pierre (c.-à-d. la bibliothèque); et des milliers de sapins splendides garnissent le devant d'une maison en pailles. Les souliers en feuilles de palmier, et les chapeaux en feuilles d'amygdalus, sont faciles à entretenir. Secouant son sommeil, il (le vieux Monsieur) se lève quand [déjà] le soleil d'Occident darde ses rayons sur les portes de paille. En quête de sites pittoresques, au sein d'une vie cachée on oublie les années et le temps. En mangeant des plantes de longue vie et en cultivant les herbes précieuses «Tche», on change de mine et on se sent rajeunir. [Quant à moi] depuis des années j'ai bercé ce rêve, sans pouvoir entrer en relation avec personne. [Dans mes voyages] les eaux du royaume Tch'ou (Hou-nan et Houpé) se sont mêlées aux brouillards du royaume Ou (Kiang-sou). Puissé-je d'un bond pénétrer par delà ces amoncellements de rochers, et, serrant la main de mes amis, gémir au milieu des excavations des montagnes, [telles qu'elles s'offrent à nos regards] durant l'automne ! D'où vient si à propos cette cigogne blanche porteuse de cocons couleur de neige (rouleaux d'étoffe de soie) ? C'est sans doute un envoi de ce vieux Monsieur, lancé du pied d'un sapin. Il s'en échappe l'odeur fine d'une exquise poésie.

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Tableau représentant les montagnes d'automne [îi suspendre dans une grande salle].

Fong-yu leou J^ p|f ;j^, nom de la bibliothèque de Monsieur Teng Che ^$ ^ de Koang-tong, éditeur des collections du Clientcheou Kouo-koang-tsi |^ '}\-\ '^ j/t M.^ ^^ propriétaire de ce tableau.

Inscription.

Le vieux Monsieur a construit sa maison sur le haut d'une montagne d'automne. Les teintes sont celles de l'automne, et la lumière est diffuse au premier et à l'arrière plan. Des rouleaux de peintures de Yu remplissent la maison en pierre (c.-à-d. la bibliothèque); et des milliers de sapins splendides garnissent le devant d'une maison en pailles. Les souliers en feuilles de palmier, et les chapeaux en feuilles d'amygdalus, sont faciles à entretenir. Secouant son sommeil, il (le vieux Monsieur) se lève quand [déjà] le soleil d'Occident darde ses raj'ons sur les portes de paille. En quête de sites pittoresques, au sein d'une vie cachée on oublie les années et le temps. En mangeant des plantes de longue vie et en cultivant les herbes précieuses uTche-ù, on change de mine et on se sent rajeunir. [Quant à moi] depuis des années j'ai bercé ce rêve, sans pouvoir entrer en relation avec personne. [Dans mes voyages] les eaux du royaume Tch'ou (Hou-nan et Houpé) se sont mêlées aux brouillards du royaume Ou (Kinng-soii). Puissé-je d'un bond pénétrer par delà ces amoncellements de rochers, et, serrant la main de mes amis, gémir au milieu des excavations des montagnes, [telles qu'elles s'offrent à nos regards] durant l'automne ! D'où vient si à propos cette cigogne blanche porteuse de cocons couleur de neige (rouleaux; d'étoffe de soie) ? C'est sans doute un envoi de ce vieux Monsieur, lancé du pied d'un sapin. Il s'en échappe l'odeur fine d'une exquise poésie.

En déployant ce l'ouleau, apparaissent tout d'abord des nuages disséminés çà et là. Pour moi, saisissant le pinceau je cherche à reproduire immédiatement ce paysag"e de montagnes [prises en un jour] d'automne. La réalité, je ne l'ai pas vue, mais j'ai pourtant saisi quelque chose de son secret.

J'arrête là mon pinceau sentant venir le vent. Je déploie mon rouleau et je le contemple longtemps. [Rien qu'à le voir] j'ai l'illusion de me sentir caressé en plein visage par la brise d'automne.

L'année 1-ma.o (1675) pendant la lune d'été.

Copié par Mé~lsing tao-jen.

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Paysag'e de montagnes et d'eaux. En exergue, essais de critique sur quelques artistes peintres [en cahier],

(la famille Ngai 5t de Chang-hai est propriétaire de cette peinture).

Inscription.

Nan-kong (1) avait la spécialité des vastes étendues ombrageuses ; cependant «ses os» (pseudonyme dont on le désignait) excellaient naturellement en peu d'objets.

Yun-lin (2) avait un talent spécial pour peindre les solitudes. Sobre d'encre, son génie apparaissait surtout dans la reproduction des différentes roches.

La spécialité de Tse-kieou (3) était la rigidité semblable au rocher. Son coup de pinceau était riche et fortement accentué.

Les 3 peintres qui prendraient Pi'-yuen (4) comme patron et

comme modèle se feraient en même temps les imitateurs de Lin-

tsi (5) et Yun-men (6). :' '^- '' -k: \:y ■:■'/-.'':-:.: j

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(1) San-kong C^ "g) surnom de ;)|t "^ -Vfi Fei, de la djnastie dos Song ^ (1051-1107). ce J It ^ # Kiuen 45 fol. 19.

(2) Yun-lin surnom de / Tsoan ^ 3^ de la dynastie des Yucn 7C (lîiOl- 1374). Cf. M ^^W Kiuen 1 1 fol. 19.

(3) Tse-kieou c'est-à-dire Hoang Kong-icaiiç/ ^ S *| (son surnom e-<t -J- ^ Tse-kieou). Il est connu aussi sous le litre de Ta-tch'e ;Ac ^ (irrand (ou) sous la dynastie des Yuen jq (1179-1204). Cf. J |t ^ ^ Kiuen 28. fol. '<.

(4) Pé-yuen c'est-à-dire Tong Yuen ^ ï^ 1 0*' siècle après ,].C. Cl. * |t ^ ^ Kiuen 41 fol. 2.

(5) Lin-tsi E^0^ fut un bonze de la dynastie des Song y^ vénéré par le bonze Pao-cheou "f^ ^ son élève Cf. Lao-hio-yen pi-ki ^ !^ ^ ^ IB Kiuen 10 fol. 12.

(G) Yun-nien ^ f^, porte de la ville de Yun-yang ^ ^, dépendance de K'i hien )fi|5 ^ près de T'aî-yuen fou au Chan-si |ll '^.

Lin-tsi et Yuii-men sont dignes d'être respectés et imités.

Paysage de montagnes et d'eaux. En exci'guc, essais de critique sur quelques artistes peintres ''en cahier\

(la famille Ngai ^ de Ckang-liai est propriétaire de cette peinture^ .

Inscription .

Nan-kong (1) avait la spécialité des vastes étendues ombrageuses ; cependant «ses os» (pseudonyme dont on le désignait) excellaient naturellement en peu dobjets.

Yun-lin (2) avait un talent spécial pour peindre les solitudes. Sobre d'encre, son génie apparaissait surtout dans la reproduction des différentes roches.

La spécialité de TKe-kieou (3) était la rigidité semblable au rocher. Son coup de pinceau était riche et fortement accentué.

Les ?> peintres qui prendraient l'r-yucn (1) comme patron et

comme modèle se feraient en même temps les imitateurs de TAii-

tsi (5) et Yiin-men (6).

Ou Li.

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(1) San-kong C^ 'g) surnom de ^ "j^ Mi Fei. de la d\ nantie dc^ Souç/ '^ (105 1-11 07). CI' M ^MM Kntcn 4o loi. 10.

(2) Fim-Z()i surnom de / Ttioan l5â ^ de l,i d\n.i-^iie de^ Yucn jg (l;i01- 137 4). Cr. M i S fil Kiuen 1 1 loi. lî).

(3) 'l'sc-kieOK c'est-à-dire Tlocaïf/ fCoiiçi-icoiiif 'Af {k "^ (-^on -^uriutni e-l -J- ^ Tse-kienu). Il est coiiau aussi sous le liti-e de l'a-Uli'o ^ ^ l^imucI Iou'' -^ou- la dvnaslie des i'iicn 7c ( 1 I 7V1-1 2(i4). Cl'. ^ ^^^ Kiuoi 2S. l'ol. ', .

(4) Pé-i/ue?i c'est-à-dire Tong Yucn '^ -^^ 10'' -u'cle aprt'^ ,I.C. Cl. ,1}" ^ ^ ^ Kiuen il loi. 2.

(ô) f.in-tsi ^^ tut un boii/.c de la d\naslie der- Sony 7}^ \<Mu'Te par le boii/c Pao-cheou "f^ ^ son élè\e Cf. I .ao-hio-ycn pi-ki ^ !^ ^ ^ lE Kiuen 10 loi. 12.

(l>) Yim-nieii S P'], porte de la \ille de Ynn-yang ^ j^. dt'pejidance de /\'i hien j|i|î ^ près de T'al-yuen fou au C/inii-.si [Il 5.

TAn-tsi et Fu7i-7ne?i sont dignes d'être respecté-- et iniiti'--.

Paysage accompagné d'une courte pièce de vers composée suivant un mode antique [en cahier].

(la famille Ngai ^ de Chang-hai en est propiùétaire).

IiiscriptioD.

En soi il n'y a pas diverses formes de montagnes et d'eaux. Le pinceau suit les pensés de 1" homme qui promène le sombre et le profond.

D'après un modèle antique; un soir, près d'une fenêtre.

Ou Li.

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1 .i\>;il:l' iKcniiipa- lU' tluiic CMurk' piccc de \cvs cninpuscc ^iii\ant iiii nmclc aniii.|iiL' en cahier .

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Iiiscl'iptioli.

l'-ii ^"i il i: } a pa> di\ei>es Idriiies de iiiMiHa;^ nés et d'eaux. I .e |jiiKeaii --iiil les penses de l'iminnie C|ui pi'oinene le sonihre et le piiilnnd.

D.ipres lin tnudele anlit|ne; un >()ir. près d'une lenelre.

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Vers et peinture dédiés aux anciens.

Tableau représentant une vallée au milieu des montag^nes |^en cahier ] .

(la bibliothèque de Zi-ka-wei en est propriétaire).

Inscription.

Après avoii commencé à étendre de l'encre sur ce tableau je me disais que le début en était riche et abondant. A seconde vue au contraire, je trouvai mon esquisse touffue et sans idée.

Suivant les poètes j'ai fait cette peinture comme épigraphe et comme supplément à ma poésie. Je crois profondément que l'art antique n'est pas facile à imiter.

Ou Li.

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Vers et peinture dédiés aux anciens.

Tableau représentant une vallée au milieu des montagnes ; en cahier].

(Il bibliothèque de Zi-ka-wei en est propriétaire).

Inscription.

Après avoii commencé à étendre de l'encre sur ce tableau je me disais que le début en était riche et abondant. A seconde vue au contraire, je trouvai mon esquisse touffue et sans idée.

Suivant les poètes j"ai fait cette peinture comme épigraphe et comme supplément à ma poésie. Je crois profondément que l'art antique n'est pas facile à imiter.

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Lointain de montagnes pendant une journée d'été ^en cahier]. (Foriginal est à la bibliothèque de Zi-ka-\vei).

luscriptiou.

Craignant les pays malsains, maladif, je les fuyais.

Mon habitation était claire aux jours d'été.

Les froids étangs, étalaient leurs eaux limpides , sur une étendue de cent K'ing (1).

En face, dans le lointain, des montagnes se dressaient en zigzag.

Ou Li.

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(1) In K'ing fcj contient cent «mous» iK de terre.

Lointain de montagnes pendant une journée d"été en cahier |. (l'original est à la bibliothèque de Zi-ka-wei).

Inscription.

Craig^nant les pays inalsains, maladif, je les lu vais.

Mon habitation était claire aux jours dété.

f.es froids étangs, étalaient leiirs eaux limpides , sur une étendue de cent K'inri (l).

En face, dans le lointain, des montagnes se dressaient en zig-zag-.

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(1) Tu K'ing ^ coiUiciU cciil ' nidiis" lajîî clr Uti-c.

Autre paysage de montagnes.

Feuille de cahier se trouvant à la bibliothèque de Zi-ka-wei.

Inscription.

Des montagnes solitaires se déploient dans le lointain.

Onel abandon! Quel abandon! Quelle solitude! Quelle solitude!

Il y a quelque chose de la réalité dans celte reproduction de montagnes et de llcuve, mais je ne sens pas dans mon coup de pinceau, et dans Tart d'étendre l'encre, cette force qui seule pourrait les représenter.

Manœuvrer la hache n'est pas habileté, non plus que se servir de la régie ne témoigne d'adresse

Je ne dis pas que je ne le cède à un peintre plus habile, mais en attendant, j'y ai trouvé mon plaisir personnel.

Mé-tsing tao-jen.

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Autre paysage de montai; ncs.

Feuille de cahier se trouvant à la bibliothèque de Zi-ka-wei.

Inscription.

Des niontat^nes solitaires se déploient dans le lointain.

Uue! abandon! Quel abandon! Quelle solitude! Quelle s(jlilude!

il y a quelque chose de la réalité dans cette reproduction de montagnes et de lleuve, mais je ne sens pas dans mon coup de pinceau, et dans l'art d'étendre l'encre, cette force qui seule pourrait les représenter.

Manœuvrer la hache n'est pas habileté, non plus que se servir de la régie ne témoigne d'adresse

Je ne dis pas que je ne le cède à un peintre plus habile, mais en attendant, j'y ai trouvé mon plaisir personnel.

Mè-tsing tao-Jen.

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Un jour d'hiver, une petite barque chargée de provisions traverse un lac.

(l'original se trouve à la bibliothèque de Zi-ka-wei).

Peinture faite par Ou-li.

l'n jour d'hiver, une petite barque chart^ée de provisions traverse iiu lac.

(l'original se trouve à la bibliothèque de Zi-ka-\vei).

Peinture faite par <)u-li.

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Tableau représentant le retour d'un bouvier sur le soir, (la bibliothèque de Zi-ka-wei en est propriétaire).

Inscription.

Les reflets de lumière sur la montagne, l'ombre des nuages, la verdure des arbres apparaissent sous le vent et ^icnnent marqueter la brume.

Tout cela excite en moi un yrand désir de les dépeindre.

J'aperçois un bouvier qui retourne chez lui en toute tranquillité.

On a établi ici pour me loger une petite hutte en paille.

. Mé-tsing tao-jen Ou Li.

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Tableau représentant le retour d'un bouvier sur le soir. (la bibliothèque de Zi-ka-wei en est propriétaire).

Inscription.

Les rellets de lumière sur la niioiitaiinii, l'ombre des nuat^es, la verdure des arbres apparaissent hous le \ent et \ iennenl marqueter la brume.

Tout cela excite en moi un i^rand désir de les dépeindre.

J'aperçois un bouvier qui ret(mrne cliez lui en totito tranquillité.

On a établi ici potir me loi;er une petite hutte en paille.

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Le lac du Sud.

(roi'iginal se trouve à la bibliothèque de Zi-ka-wei).

Inscription.

Il y a beaucoup de saules sur les rives du lac du Sud. La pluie fumante obscurcit rathmosphère. Pour moi j'ai acheté une petite barque et je m'y promène. Un coup de g^odille, et vous apercevez un tout autre paysag^e.

D'après la méthode de r.s''ao Yun-si ^1).

Yu-chan LA.

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(1) Tfi'ao Tche-pé § ^ Ô, de son nom commun (tse ^) y"eou-yuen % 7c, et Tcheng-sou ^ ^. connu ailleurs sous le nom de Yun-si ^ @|, était orisrinaire de Hoa-fing ^ ^. (Hong-kiang fou au Kiang-sou) (1212-1295). CI'. M §1 'M i^ Kiuen 21. loi. 3. 4.

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Le lac du Sud.

(roi'ii;"inal se troiive à la bibliothèque de Zi-lui-\^-ei).

Inscription.

Il y a beaucoup de saules sur les rives du lac du Sud. T.a pluie fumanle (ibscurcil rathmosphère. Pour tuoi j'ai acheté une petite barque et je in"v promené. l'n coup de i^odille. et vous apej'ceve/ un tout autre pavsa.ue.

D'api'ès la luéthode de T.<';u) Yiin-ai P.

yti-rli:in Li.

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(1) 7's-on Telle ju- '^ %l é- fl'' -"Il nom ,'(Mniiiim (t^c îjî) Ycoii-ijucn OL jt- <■{ 'l'clieiifi-^ttii ^ ^. l'diinn .nilciir-. son- le ikiiii de Yun-^i ® "SS . ('•I.iil oriiii naii-c cil' llnii-rhiij ip /:: (Sonii-Inmiti l'dti ;iii l\i(niri-sou ) (12 12-121).").. (T. ^ ill '^: {il/ h'inni 2 1 . lui . :!. 1.

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Bamboux peints à l'encre.

[Petit rouleau à main].

(propriété de la famille Tcliou ^ de Sou-tcheou).

Inscription.

Reproduction de bamboux pris dans quatre étals différents : Sous le vent, par un beau jour, sous la pluie et sous la rosée. Peints à l'encre d'après M'' Souo-UcLn (1): j'ai à peu près rénssi à imitei son coup de pinceau.

Mè-t<ing lao-jen.

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("•) MM^ cest-à-dii-e Tcheng Se-^iao f||î g. "ipf bOus la dynastie des l'iieu 7C ^011 tse ^ est Y-wong 1^,^. (.)riii,inaii-(" de J Àen-kuauj ^ ÙI <> l<'ou-Uheou fou (Fou-kien), il mourut au commeiicenient de la d\iia^iie des Vueii \cv^ 1300, àaté de 78 ans. Cf. M ^ MM Kium 50 fol. 15.

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Bamboux peints à rencj'c.

[Petit rouleau à main].

(propriété de la famille Tchoii |^ de Soii-lclieotù.

Inscription.

Reproduction de bamboux pris dans quatre états difTércnts : Sous le vent, par un beau jour, sous la pluie et sons la rosée. Peints à l'encre d'après M'' Soiio-imn (1) : j'ai à peu prés rénssi à imitei son coup de pinceau.

Mi'-I.^ivg Ino-jon.

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(1) M f)x ^ c'est-à-dii-e Tcheny Sc-^i<,o glî g. '^ •.-(lux la cl\-na^tii' do-, Yhcu 70 son tsc ^ est Y-woiuj fê ^. ( )i-i,iiin>iii-(' de J /wn-kianij 3^ âl >> l'\m-tihcoa fou (Fou-kien), il mourut au coinincuccmcnl nW la dNiia'^lic de-, Yiuni \<t> llUlO. âne de 7S ans. Cl', m A S l¥ Kiucn Jii loi. 1.").

"Pableau de salon, peint en barque an départ de K'oen-chan (Kiang-sou) et représentant le sud du Kiang.

(propriété de la famille Lieou de Ts'i-pao ^ ^).

Inscription (du haut).

En haut est une inscription du P. Louis Hong S. J. [Fong I T>;Heou-fang ^P| i^ #: 1^] (1844-1906) artiste calligraphe et poète. L'ode que le P. Hong a écrite ici, est calquée sur celle de Mouyu-eul ^ ■^ '^ «'l'enfant explorateur des poissons». L'auteur s'adresse à M"" Licou yu-liinng [^\] ^ ^) bon chrétien de Ts'ipao propriétaire de cette peinture. 11 dit sa grande joie de voir une peinture si rare et si précieuse.

Inscription (de Ou Li).

Quelques saules étalent ici et \k leurs vex'ts ombrages. Sur les montagnes verdoyantes des deux rives, émane la brume du soir. Une barque légère comme une feuille, ramène l'hôte dans sa demeure. Cette peinture me rappelle vraiment bien le Kiang-nan (sud du fleuve) — L'année Kni-clieit de li'ang-hi (1704) un jour d'automne. Exécuté sur la barque, au départ de K'oen-chan.

Mé-t.-iing tao-jen Ou-li.

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Tableau de salon, peint oti barque au départ de K'oen-ch;in ( Kiimg-sou) et représentant le sud du Kiançi.

(propriété de la famille TÀPon àc Ts'i-pao J^ ^).

Iiis{'ri|>fi<m (du haut).

En haul esl une inscription du l'. Louis Uonj,^ S. .1. [Foiui I Tx-ieou-fanrj ^^^t^^j\^}j] i^l S'j 1- 1 900) artiste calligraphe et poète, T/ode que le P. Honji' a écrite ici, est calquée sur celle de Mouiju-eiU ^ ;â ^ l' l'enfant explorateur des poissons^'. L"atiteur s'adresse à M'' Liooii ijn-h inmi %]\ [;|;j ^ bon chrétien de '/'.s'îlino prt)piMétaire de cette peinture. Il dit sa i;rande joie de voir une peintui'e si l'are et si précieuse.

Inscription ide On Li).

(^)ttelqties saules étalent ici et là letirs verts ombrages. Sur les montagnes verdoyantes des deux rives, émane la brtime du soir. l'ne barque légère comme une tetiille. ramène l'hôte dans sa démettre. Cette peinttirc me rappelle vraiment bien le Kiaiig-nan (sud du neu\e) — ■ L'année Ki;i-clipii de K'iiWj-iii (ITO'i) itn jour d'atttomne. Exécuté sur la barque, att départ de K'oon-clian.

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Copie d'un original de Tchao Ta-nien (1) représentant le bord d'un lac au printemps.

(M"" P'ong Lai-tch'en, ancien président au tribunal T'aiich'ang-se ^ '^ ^ (2) en est propriétaire).

Inscription.

Au commencement mon attention s'était fixée sur la trace d'une herbe aquatique que j'avais laissée à l'est de Leou-kiang (T'ai-ts'ang -)^ ^^ sm Kiang-sou). Quant à vous, me couvrant de votre parasol d'honneur vous me traitiez avec égards sur terre et sur mer.

C'était alors le moment où les vers à soie étaient endormis, et les fleurs non encore fanées. Nous écoutions dans l'ivresse, de vieilles hirondelles qui jasaient au vent du printemps. De retour, rentré dans les trois allées du jardin, je m'étendis solitaire sur une petite éminence. Pressé par la soif, de ma propre main j'ai fait cuire du thé avec l'eau d'une source fraîche.

Des groupes de chrysanthèmes étaient justement en fleur. La rosée blanche n'a pas encore fait son apparition. Plusieurs amis m'ont envoyé des sapèques pour acheter (3) des bouteilles de vin. M"" T^ao-han, homme de grand savoir, et émigré, habite en cachette auprès de l'eau à Leou-kiang. Depuis longtemps j'ai le projet de l'aller voir, cependant je n'ai pas encore eu la chance de le rencontrer.

(1) Tchao Ta-nien ;tË ^ ^i norn commun de Tchao Ling-jang jg ^ issu de la famille impériale des Song ^ vivait vers 1050-1110. Cf. m. 0i ^ W Kiuen 47, fol. 2.

(2) T'ai-tch'ang se, tribunal chargé de la musique et de la euibinc impériale, du temps des Empereurs : il est aujourd'hui supprimé.

(3) K devrait s'écrire ^ acheter et non R ^endre.

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Copie d'un original de Tcliao Ta-nien (1) représentant le bord d'un lac au printemps.

(M"" P'ong Lai-tch'en, ancien président au tribunal T-aitch'ang-se ^ ^ ^ (2) en est propriétaire). ■ ; .

Inscription.

Au commencement mon attention s'était fixée sur la trace d'une herbe aquatique que j'avais laissée à l'est de Leou-kiang (T'ai-ts'ang ;;^ ^ au Kiang-sou). Quant à vous, me couvrant de votre parasol d'honneur vous me traitiez avec égards sur terre et sur mer.

C'était alors le moment où les vers à soie étaient endormis, et les fleurs non encore fanées. Nous écoutions dans l'ivresse, de vieilles hirondelles qui jasaient au vent du printemps. De retour, rentré dans les trois allées du jardin, je m'étendis solitaire sur une petite éminence. Pressé par la soif, de ma propre main j'ai fait cuire du thé avec l'eau d'une source fraîche.

Des groupes de chrysanthèmes étaient justement en fleur. La rosée blanche n'a pas encore fait son apparition. Plusieurs amis m'ont envoyé des sapèques pour acheter (3) des bouteilles de vin. M'" 7''ao-/ia?î, homme de grand savoir, et émigré, habite en cachette auprès de l'eau à Leou-kiang. Depuis longtemps j'ai le projet de l'aller voir, cependant je n'ai pas encore eu la chance de le rencontrer.

(1) Tchao Ta-nien j^ :^ ^, nom commun de Tchao Ling-jang ^ ■^ fji|, issu de la ramille impcrialc des Song /fc vi\ait vers 1050-1110. Cf. a ^ I^ i^ Kiuen 47, loi. 2.

(2) T'ai-tch'ang se, tribunal chnriré de la musique et de la cuisine impériale, du temps des Empereurs : il est aujourd'hui supprimé.

(3) ^ devrait s'écrire ^ acheter et non ^ \cndre.

An printemps de l'année Meou-chen (4) (1688) en accompagnant Monsieur Lou (5) qui se rendait en Occident j'ai pu me rendre dans la demeure de ce sage. Avec cet homme là les poésies et le vin faisaient passer les journées. N'est-ce pas que l'esprit et la manière de Li Pé-hai (6) n'étaient pas supérieurs à cela ?

Levé de bon matin je suis rentré chez moi sous la pluie. Je n'avais pas remarqué qu'aujourd'hui nous sommes déjà au 3* jour de Tchong-yuen (15 de la 8° lune\ Néanmoins ce cher Monsieur pense bien souvent à moi. Il m'envoie ici, au milieu des montagnes, du thé odoriférant et des sapèques pour acheter du vin.

J'ai improvisé deux strophes irrégulières de 7 caractères, et les ai ajoutées à cette copie de Tchao Ta-nien représentant la rive d'un lac un beau jour de printemps, pour le remercier.

Mé-tsing tao-jen Ou Li.

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