‹ Le Père Simon A. Cunha S. J.Chapitre 5 sur 13 · SI · texte numérisé non relu

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Copie d'une peinture de Iloang-lio-chan-jen (1). [Tableau de salle] reproduit d'une photof;"raphic de la librairie de Yeou-tchenrj-chou-kiu Yf JE ^ M-

Inscription.

La pluie des nuits dernières a récemment fait monter l'eau de la hauteur d'une demi-p^affe. La petite barque se chars^e tranquillement de vin de sapin (sic). Les hommes des hauteurs (2) n'ont plus de rapport avec le monde. Dans une douce ivresse, ils lisent l'ouvrage poétique intitulé Li-sao ^ ^ (composé par un homme du royaume de Tch'ou, nommé K'^iu Yuen ^ Jf^).

L'an Koei-yeou de K'ang-hi (1693) 3" jour après Téquinoxe de printemps je passais par la salle à'Ing-hou-l>i'ao-l'a.ng (3). Avec plaisir j'y ai rencontré Ki-tsouo et (4) mes frères. Matin et soir je leur ai ouvert mon cœur pur. Pendant que le vent soufllait et que la pluie tombait dehors, nous étions réunis sur le même lit. A rissue du repas oîi nous avons bu et fait des vers, comme j'avais quelques loisirs, on m'offrit du vieux papier, m'invitant à y faire une peinture. Alors suivant la méthode de Hoang-hochan-jen je fis cette peinture et y inscrivit une pièce de vers dont je demande la correction. La vigueur et les forces me manquent depuis longtemps, et j'ai honte de me voir si éloigné de nos anciens maîtres.

Mé-tsing tao-jen Ou Li note ceci.

(1) Voir la noie du N" 3.

(2) Hommes des hauteurs.... C'cst-à-dirc ceux qui ne fréquentent pas- le

monde bru\ant.

(3) La sa.lle de Incj-hou-ts'ao-t'ang... Probablement celle d'un chrétien lettré.

(4) Ki-tsouo tïc TË. li'ès probablement le nom d'un cbrélien. .

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Tableau leprésentant une salle nommé Hong~a-chan-fang . (d'après une photographie éditée par la libraire Yeou-tcheng~ chou-kiu ^ jE ^ ^).

Inscription.

Tableau représentant une maison située au milieu des montagnes dans une vallée dite «vallée du phénix».

Sixième Cannée de K'ang-hi, cycle Ting-se (1667) septième lune.

Mé-tsing tao-jen a écrit ceci.

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Tableau représentant une salle nommé Ilong-a-chan-fanrj.- (d'après une photog^raphie éditée par la libraire Yeou-tcliongchou-hiu ^ ïE ^ ^).

Inscription.

Tableau représentant une maison située au milieu des montagnes dans une vallée dite <- vallée du phénix-.

Sixième année de K'ang-hi, cycle TÙK/-se (1667) septième lune.

M(''-t.<inri tao-jen a écrit ceci.

Inscription horizontale (pien "g) se trouvant dans la chrétienté Kou-U-'lch'oen -^ M #> famille Lieou de Tch'ang-chou.

Salle (temple) ayant haute origine.

(à gauche) (à droite)

Ou Li tche-ing Mé-tsing

Sceau de Ou Li. Sceau de Mé-tsing.

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Poésie sur un jour d'hiver [vers de 5 caractères rimes], (propriété de la famille K'iu de Tchang-chou (1).

luscriptiou.

On peut encore se réjouir en voyant la lune d'hiver. Cependant, hélas! le poète souffre trop du froid. La lumière claire permet encore de voir quelque chose ; mais on ne contemple pas souvent la scène d'une année qui touche à sa fin. Le froid pénètre les vastes espaces tout blancs. La clarté de la lune passe au travers des branches d'arbres dépouillés de leur feuillage, et tombe d'aplomb (non oblique) le long des rameaux couverts de neige. Mais elle a déjà rempli d'inspirations poétiques le [cœur du] peintre et poète qui chevauche. En nous regardant mutuellement la lune et moi, je pense à la séparation d'automne. Sans sommeil, je m'afflige de la nuit qui se prolonge. En ce moment-ci je souffle pour amollir mon pinceau gelé. — Il me parait difficile de représenter dans mon tableau l'ombre laissée par la lune.

Pour célébrer la lune d'hiver. Vers dédiés au vieux Monsieur

Hiao-wong. — Prière de les rectifier.

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(i) La lamillc K'iu f| de Kou-li ts'oen '^ M 1^ possède une très prccicu-,c bibliothèque : les visiteurs n'y sont pas admis. Ceux qui demandent à consulter un livre, sont pries de rester dans un sallon à part, où on le leur apporte.

(2) Le caractère Se j^ est mis ici pour celui de Fong ^ (offrir).

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Poésie sur un jour d'hiver [vers de 5 caractères rimes], (propriété de la famille K'iu de Tchang-chou (1).

luscriptiou.

On peut encore se réjouir en voyant la lune d'hiver. Cependant, hélas! le poète souffre trop du froid. La lumière claire permet encore de voir quelque chose ; mais on ne contemple pas souvent la scène d'une année qui touche à sa fin. Le froid pénètre les vastes espaces tout blancs. La clarté de la lune passe au travers des branches d'arbres dépouillés de leur feuillag'e, et tombe d'aplomb (non oblique] le long" des rameaux couverts de neig'e. Mais elle a déjà rempli d'inspirations poétiques le [cœur du] peintre et poète qui chevauche. En nous regardant mutuellement la lune et moi, je pense à la séparation d'automne. Sans sommeil, je m'afflige de la nuit qui se prolonge. En ce moment-ci je souffle pour amollir mon pinceau gelé. — Il me parait difficile de représenter dans mon tableau lombre laissée par la lune.

Pour célébrer la lune d'hiver. Vers dédiés au vieux Monsieur

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fl) La famille K'iu ^| de Kou-li ts'oen "^ M 1^ possède une très précieuse bibliothèque : les visiteurs n'3' sont pas admis. Ceux qui demandent à co^^>uUcr un livre, sont pries de rester dans un sallon à part, oii on le leur apporte.

(2) Le caractère Se ^ est mis ici pour celui de Fong ^ (offrir).

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Différentes pensées poétiques composées en l'honneur du vieux Monsieur Hiao-wong — (vers de 5 caractères rimes) — l'original se trouve dans la iamille K'iu de Tch'ang-chou.

Inscription.

Les montagnes deviennent de couleur vert-sonibre. Le beau temps et la brume s'oublient beaucoup plus vite que la pluie ellemême. Le pêcheur se tourne et se retourne plus de trois fois, et sur la barque qui le porte il devient triste. La voile gonflée par un long coup de vent le fait avancer. Le blé est déjà récolté mais les papillons, (mangeurs de blé) sont encore là. Les livres évidés sont devenus la proie des vers qui travaillent avec ardeur. Il n'est pas nécessaire de prendre souvent le miroir en main [pour remettre en ordre] la barbe éparse qui flotte emportée par le vent comme la rosée blanche.

L'eau qui monte rétrécit à chaque instant le terrain [laissé à sec]. Les familles des environs montent sur les barques des campagnards. Sur le tronc des saules morts poussent des herbes vertes. Des melons jaunes pendent aux tiges qui grimpent [sur le toit des] chaumières basses. Le tournesol se dirigeant vers l'ombre du soleil, devient maigre. Les poisons s'étant fait entendre (sic), le vent est devenu furieux pendant la nuit. Je cherche une aiguille pour en faire un hameçon. Ma femme apprend aussi à pêcher.

Un jour de pluie à la sortie d'une ville.

Différentes pensées poétiques.

La 2" des douze pièces de vers dédiées au vieux Monsieur Hiao-wong — Prière de faire rectifier ces vers.

Ou Li.

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