PREFERER
PRÉFÉRER QUE, suivi d'un infinitif, pour : AIMER MIEUX QUE.
On ne dira pas : Je préfère partir que de rester; mais : j'aime mieux partir que de rester^ ou, si Ton se sert de 'préférer : je préfère partir plutôt que de rester. (Voir Introduction ^ p. xxxiii, la discussion de ces diverses constructions.)
pour : prémisses.
Les prémisses sont les deux premières propositions (majeure et mineure) d'un syllogisme. L'Académie ne donne pas le singulier. On devrait donc dire une des prémisses, et non la prémisse.
Cependant on ne voit pas pourquoi prémisse ne s'emploierait pas au singulier, car le mot venant du latin praemissa (s.-ent. sententia) et signifiant mis devant, on peut mettre devant la conclusion une seule proposition, par exemple, dans l'enthymême.
Présidentiel, pour : du président.
U^à^Qciiî présidentiel, formé comme ministériel qui est admis par rx\cadémie, est un néologisme. On a une tendance à abuser des adjectifs pour remplacer un nom : Voyage présidentiel, pour : voyage du président. Musset {Lettres de Dupuis et Cotonnet) se moquait de convention postale, pour : convention de poste.
Dans l'ancien français, en parlant d'un président de cour, on employait présidental : « Un sien arrêt présidental * {Monia,igne, Essais). « La morgue présidentale » (Saint-Simon).