‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 115 sur 142 · A REVOIR · texte numérisé non relu

A REVOIR

qu'un compte a besoin d'être examiné de nouveau.

RIC-RAC, pour : RIC-A-RIC (origine inconnue), pour signifier l'exactitude extrême.

Je l'ai payé ric-à-ric. « On ne compte guère ric-à-ric avec la fortune » (M""*^ de Grignan).

Ric-rac a sans doute été influencé par criccrac.

RIDICULE, pour : RÉTICULE, sorte de petit sac.

Du latin reticulum, petit filet, nom donné, sous le Directoire, à de petits sacs fermant à coulisse, que portaient les femmes. Le mot n'est pas dans le Dictionnaire de l'Académie, parce que la mode passa vite et que le m^ot disparut avec la chose. L'usage de ces petits sacs a reparu de nos jours.

Ridicule est une déformation de réticule, déformation due, comme tant d'autres, à l'ignorance du latin. Déjà, sous le premier Empire, on prononçait ridicule^ confusion regrettable avec l'adjectif ridicule. M. Quicherat écrit à ce sujet ; « Les modistes ressuscitèrent le sac à ouvrage des grand'mères de l'ancien régime. Mais il lui fallait un nom antique pour cadrer avec les robes à l'antique. Il fut baptisé du nom de réticule, qui avait été celui de la gibecière romaine ; et réticule se transforme en ridicule dans la bouche des dames qui se procurent cet objet, comme dans celle des marchands qui l'avaient vendu » (Quicherat, Histoire du Costume en France^ 1875, p. 642).

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