‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 120 sur 142 · SAC · texte numérisé non relu

SAC

Regnard : « Laisnez-moi, VafJ'aire est dans le sac * {Le Distrait, Y, viii).

NOUS NE SACHONS PAS, pour : NOUS NE SACHIONS PAS.

On emploie parfois à tort l'impératif sachons, que l'on confond avec le subjonctif dubitatif sachions. Comme exemple de cette confusion, M. Stapfer cite cette phrase de V. Hugo (Litt. et phil. mêlées) : « Nous ne sachons pas qu'on ait fait des mots nouveaux ».

Sacristaine, pour sacristine, féminin de sacristain. On dira donc : la sacristine.

Saigner par le nez, ou saig^ner au nez, pour : saigner du nez.

Quelques personnes, suivant en cela la règle arbitraire de certains grammairiens, disent saigner par le ne:;, au sens propre, quand on saigne réellement du nez, et saigner du nez, au sens figuré, quand on parle d'une personne qui a peur et qui recule. L'usage des bons auteurs ne justifie pas cette distinction, et, dans les deux cas, le bon usage exige : saigner du nez.

Saille, pour : saillit, dans des cas déterminés.

Quand saillir signifie s'élancer, jaillir, il se conjugue sur jaillir. Au présent de l'indicatif: la source saillit. Quand il signifie être en saillie, dépasser, le balcon saille, il se conjugue ainsi :

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