‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 124 sur 142 · SOI-DISANT · texte numérisé non relu

SOI-DISANT

disant absolument, comme dans ces tournures , bizarres : soi-disant, il est ruiné, ou soi-disant 1 7M'i7 est ruiné, pour : on prétend qu'il est ruiné. ", On a confondu ici soi-disant avec se disant, par-1 ticipe absolu : tournure qui subsiste encore dans \ s' agissant, pour : parce qu'il s'agit : « S'agissant ] d'accusations énormes » (Saint-Simon). \

Solidariser, se solidariser, pour : rendre solidaire, se rendre solidaire.

Néologismes presque nécessaires, pour indiquer que des personnes se sont obligées les unes envers les autres. D'ailleurs solidaire est un mot de la langue du droit, et solidarité, jeté dans la circulation par les encyclopédistes, a été admis par l'Académie en 1798.

Son, sa, ses^ leurs, pour : en.

Avec les noms de choses on emploie en, au lieu des possessifs, dans des phrases comme les suivantes : J'ai vu Paris et j'en ai admiré les monuments, et non pas : ses monuments. Le torrent se précipite de la montagne et en emporte les rochers, et non : ses rochers. On se sert quelquefois de en, pour désigner les personnes : J'aime mon frère et j'en suis aimé. Au xvii® siècle, la syntaxe n'était pas aussi rigoureuse sur ce point et on employait souvent les possessifs, son, sa, ses, au lieu de en.

De même, lui se dit des personnes et y se dit des choses : Telle est votre pensée, je n'y contredis pas.

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