‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 13 sur 142 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

cèdent. L'adverbe employé adjectivement après un nom dont il fait une sorte de nom composé^ s'y rattache par la préposition de : Les gens d' avant, dliier, de jadis, furent plus heureux que nous. Si l'on disait : Les gens avant, hier, furent plus heureux que nous, les adverbes avant, hier, se rapporteraient au verbe et ne serviraient plus à désigner une catégorie déterminée de gens, à savoir ceux d'avant, dliier, etc. On dit exceptionnellement et familièrement : le temps jadis.

APRÈS, pour : A, ou : DANS.

On ne dira pas : Enfoncer un clou après un mur; accrocher son habit après un porte-manteau. Après, composé du préfixe à et de l'adverbe près, indique : la succession, dans le temps ou dans l'espace : Après la pluie le beau temps ; il habite après l'église; la poursuite, au propre et au figuré, d'une personne ou d'un objet que l'on veut atteindre ou saisir : Courir après un voleur; soupirer après l'argent. Mais après ne signifie pas le contact et encore moins la pénétration d'un objet dans un autre, comme lorsqu'on enfonce un clou dans un mur. Littré admet qu'on peut dire : La clef est après la porte, pour à la porte, d'après l'étymologie : ce qui nous paraît contestable, car on ne saurait dire : La clef est près de la porte, pour : à la porte. Il est vrai que l'Académie cite : Être après quelque chose ; être après à faire quelque chose, pour : tj travailler actuellement, s'en occuper; mais ici, malgré l'apparence, il n'y a pas idée de contact, même au figuré. En effet, il est facile de se rendre compte comment du sens

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