APRES
propre on a passé à ce dernier sens figuré. Les locutions courir après un voleur, et, au figuré, après les honneurs, où après marque la tendance, le but où l'on tend, l'application de l'activité, ont amené, au figuré, être après quelqu'un, s'en occuper beaucoup, le fatiguer : Cette mère est toujours après ses enfants ; de là, être après une affaire, s'en occuper, y diriger son activité, comme dans l'expression : être après à bâtir une maison.
Après et l'infinitif, pour : après à,.
// est après écrire, pour : // est après à écrire. Tel est l'usage des classiques. Bossuet : « Je suis après à conclure avec M"^'' Guyon » . Molière [Fourberies de Scapin, a. II, se. viii) : « Je suis après à m'équiper » ; c'est-à-dire : je suis appliqué à m'équiper. Mais être après quelque chose a amené la locution être après faire quelque chose, locution qui semble prévaloir et tend à passer dans l'usage.
Après- dîner, après-midi, après-souper, fé-
minin, pour le masculin.
Dîner et souper sont des infinitifs masculins, comme tous les infinitifs français employés substantivement; tels sont : le déjeuner, le boire, le vivre. L'Académie note qu'anciennement on écvi- \Si\taprès-dÎ7iée,en faisant ce mot féminin, et que plusieurs écrivent encore une belle après- soupèe. L'orthographe ici justifie le féminin d'un participe pris substantivement. L'Académie cite, en effet, le dîner, et la dînée, de même que l'on dit