TRAC
Avoir le trac, pour : avoir peur. Expression d'argot des théâtres.
Trac est un vieux mot qui signifie l'allure d'un cheval ou la piste des animaux.
TRAINTRAIN, pour : TRANTRAN, dont il est une altération.
Le trantran des affaires, la marche ordinaire, le cours habituel des affaires : « Le trantran du palais » (Saint-Simon). C'est un vieux terme de chasse pour désigner l'air du cor indiquant la direction à suivre. Traintrain a été amené par train.
TRÈS, pour : BEAUCOUP, FORT, dans certaines locutions.
L'adverbe très modifie seulement les adjectifs, les participes et les adverbes : Cet homme est très bo7i, très estimé, très modestement savant.
Très ne peut modifier un verbe, ni un substantif. On dira : Je l'aime beaucoup, fort (fortement) ; mais non pas : Je l'aime très. Avec les substantifs, les locutions comme : J'ai eu très peur, très mal à la tête, sont incorrectes ; il faut employer les adverbes beaucoup, bien, fort, etc. : J'ai eu bien peur, fort mal à la tête.
Cependant on trouve chez nos classiques, quoique l'Académie ne parle pas de cet emploi, l'adverbe très joint à un substantif, dans les cas assez rares où ce substantif est pris adjectivement : Oui, vous êtes sergent, Monsieur, et très servent.
Racine.
Avant Racine, Balzac avait écrit : « Il ne laisse