G BUT
REMPLIR SON BUT, pour : ATTEINDRE SON BUT.
Un bul est un point, un objet que Von vise ou vers lequel on tend. Par conséquent on atteint ce point, ou on y touche, mais on ne te remplit pas.
L'expression poursuivre un but, pour : aller, tendre à un but, n'est pas bonne non plus. Elle suppose que le but se déplace, ou se cache.
L'expression incorrecte remplir son but se trouve dans Saint-Simon et dans J.-J. Rousseau.
Cadatte, pour : cadette, dalle.
Galle, féminin, pour : cal, masculin, sorte de durillon produit aux mains ou aux pieds, par le frottement. Avoir du cal aux mains.
Canepin, ou calpin, pour : calepin (de Calepino, célèbre auteur d'un dictionnaire polyglotte), carnet de poche.
Canepin désigne une peau fine d'agneau ou de chevreau pour les gants, etc. Canepin, pour calepin, doit avoir son origine dans la prononciation du peuple, qui dit caneçon, pour caleçon.
Galvacade, pour : cavalcade, promenade à cheval.
Le mot vient de l'italien cavalcata, dérivé luimême du latin caballus, cheval.
Capacités, pour : les gens capables.
On a rassemblé toutes les capacités, est un néologisme prétentieux et de mauvais goût. On a une
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tendance fâcheuse à personnifier les qualités, par exemple : les sommités, les célébrités médicales, pour : les médecins célèbres.
Capuchon, chapeau de lampe, pour : abatjour.
Locutions en usage dans le Lyonnais, pour désigner l'abat-jour ou réflecteur que l'on place sur une lampe, sur une bougie, etc., afin d'en rabattre la lumière.
Tirer une carotte à quelqu^un, le carotter, carottier, ou carotteur, pour : duper, tromper, trompeur.
Expressions familières qui sentent l'argot. On dit correctement : vivre de carottes, vivre mesquinement; carotter, jouer chichement, en risquant le moins que l'on peut; carottier, carotteur, celui qui joue chichement. De là, par une extension de sens, les expressions d'argot : tirer une carotte à quelqu'un, le carotter, chercher à le tromper, à lui soustraire une petite somme.
CAUSER A QUELQU'UN, pour : CAUSER AVEC QUELQU'UN, au sens de s'entretenir vec lui.
Il est vrai qu'on peut citer en faveur de la locution vicieuse :
Lysis m'aborde, et lu veux me causer.
Corneille, La Place Royale, vers 49(J.
sans doute expression normande ; et un exemple de Rousseau, dans ses Confessions, Vil : « Elle