‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 76 sur 142 · MAL\ COURANTE · texte numérisé non relu

MAL\ COURANTE

La main courante est une espèce de registre, appelé brouillon.

Malchanche ou malechance, pour : mauvaise chance (d'après l'Académie).

Malechance est une expression très bien formée d'après les mots, malefaim, malepeste, malemort, maladresse, malfaçon, mal/aisance. Maie est le féminin de l'adjectif mal (mauvais); anciennement on disait maie façon. Mais l'Académie a négligé d'admettre malechance.

Mal faire, pour : malfaire en un mot.

D'après l'Académie mal faire est un verbe neutre usité seulement à l'infinitif : Etre enclin à malfaire. Mais elle admet le participe mal fait en deux mots. C'est là une bizarrerie que nous signalons plutôt à titre de curiosité.

MALGRÉ QUE, conjonction,suivie d'un verbe, pour : QUOIQUE.

Malgré (dans l'ancien français maugré, d'oii maugréer) s'emploie avec un nom ou un pronom : Je suis parti malgré lui, malgré ses instances, et non pas : malgré qu'il insistât. Malgré a gardé son caractère de substantif, comme en dépit de, qui en est, à peu près, le synonyme. Voilà pourquoi on dit encore : Je vous en saurai bon gré; et avec le verbe avoir, que jouant le rôle du pronom relatif : malgré qu'il en ait (quel que soit le mauvais gré qu'il en ait), comme : en dépit qu'il en ait.

La suppression de la préposition de après mal-

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