‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 78 sur 142 · M AMOUR · texte numérisé non relu

M AMOUR

Mamour, pour : m'amour, terme de tendresse, ('t au pluriel, démonstrations de tendresse.

M amour est, en effet, pour ma amour (du latin populaire mea amor), où Va est élidé devant une voyelle, suivant la règle constante. De même m'amie, qu'on écrit souvent à tort ma mie, vient de mea arnica. L'Académie, qui a admis, en 1878, l'expression m' amour, écrit au pluriel, avec raison : faire des m'amours, des démonstrations de tendresse. Molière avait dit, au singulier : « il faut faire mon testament, m'amour, de la façon que Monsieur dit ». Mais l'Académie n'a pas poussé la logique jusqu'au bout : elle écrit m'amour; mais elle maintient ma mie, quand l'étymologie exigerait aussi m'amie.

Manchettes, pour : garde-manches.

Enveloppe ou fausses-manches qui servent à préserver les manclies d'un habit. Les manchettes sont un ornement de batiste, de tulle, etc., qui s'ajuste au bout ds la chemise.

Mandibule, masculin, pour le féminin, mâchoire.

DE MANIÈRE A CE QUE, pour : DE MA NIËRE QUE.

J'ai agi de manière qu'il fût content, et non pas : de manière à ce qu'il fût content. (Voyez De façon que.)

Il Ta manquée belle, pour : il Ta manque belle (Académie),

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