‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 84 sur 142 · MOUSTACHES · texte numérisé non relu

MOUSTACHES

Moustaches, pluriel^ pour le sinf/ulier.

Momtache vient de l'italien moslaccio, apparenté au grec paxaç, pour [xcioTaÇ, bouche, bouchée. On dit ; Porter la moustache: friser sa moustache; .c'est l'usage des classiques, Régnier^ Molière, Boileau, M'"® de Sévigné.

Hatzfeld (sans citer d'exemples d'auteurs) admet : pointer des moustaches, et, il s'est brûlé la moustache droite.

Le singulier paraît être seul correct, comme le prouvent les locutions : Brûler la moustache à quelqu'un, lui tirer un coup de pistolet à bout portant; une vieille moustache, un vieux soldat.

Cependant Littré cite un exemple de Montaigne où moustache est employé au pluriel — il est vrai que Montaigne était gascon — : « Les moustaches que j'ay pleines » (I, 392). L'Académie ne donne pas d'exemples du pluriel.

Moustiquaire, masculin, pour le féminin.

Une moustiquaire, enveloppe de gaze, pour se protéger des moustiques.

Mouvementé, pour : agité, accidenté.

Séance mouvementée, lieu mouvementé, paysaf/e mouvementé, sont des néologismes lourds et inélégants.

LA MUE, pour : LA MUANCE. \

Il faut employer muance, et non pas mue, pour ,

signifier l'altération que subit la voix de l'enfant, |

lorsqu'il arrive à l'adolescence. La mue se dit ^

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