‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 93 sur 142 · PARDONNER · texte numérisé non relu

PARDONNER

à vivre » [Moniaigne, Essais, 1,81); « Oiseaux qu'ils ont appris à chanter » (Vaiigelas). Le participe mal appris qualifiant des personnes, est un reste de cette vieille construction.

ENTRE PARENTHÈSES, pour : PAR PA- RENTHÈSE.

Entre parenthèses est du style d'imprimerie. Mettre une phrase entre parenthèses, c'est renfermer entre deux croissants ( ); c'est dans ce sens qu'on owyre et qu'on /erme une parenthèse. Au sens figuré, pour exprimer une réflexion, une explication ou une sorte de digression qui interrompt le discours, on emploie par parenthèse, ce qui signifie par manière de parenthèse : Je vous dirai, par parenthèse, que cet homme est un coquin. « il/*" de Monmouth qui, par parenthèse, s'en va à l'armée » (M'"" de Sévigné).

PARTIR A, pour : PARTIR POUR.

Beaucoup de personnes qui emploient cette locution vicieuse, se demandent pourquoi l'on ne dirait pas partir à, comme on dit aller à, les deux verbes indiquant la même action. La synonymie n'est qu'apparente. Partir vient du latin partiri, partager, séparer. Le mot est employé en ce sens, au moyen âge et chez Montaigne, La Fontaine, Pascal, etc. Le sens est resté dans l'expression : somme mi-partie en or, mi-partie en argent (voir mi-parti), et dans : avoir maille à partir avec quelqu'un : la maille (du latin metallum, métal), désignant, dans l'ancien français, une

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