PARU
comme péris et réduite en cendre » (Pascal). « Seigneurs péris sur Véchafaud » (Voltaire).
PAS QUE, pour : PAS SEULEMENT.
Les locutions comme : // n'y a 'pas que moi ici; je n'ai pas que cet argent à vous prêter ; Je ne ferai pas que passer chez vous, sont employées couramment à contresens. On veut dire, en effet : Je ne suis pas seul ici; J'ai encore de l'argent à vous prêter; je ne me contenterai pas de passer chez vous. Or, en bonne langue et logiquement, le vrai sens est tout le contraire, c'est-àdire : // n'y a que moi ici; Je n'ai que cet argent à vous prêter. Chacun sait aujourd'hui que pas (passus, un pas), point (punctum, piqûre, un point) ne sont pas des négations, mais servent à renforcer la négation. Ainsi on dit également : Nous n'avons de roi que César, ou, nous n'avons pas de roi que César. Et Corneille écrit :
Ils ont vu Rome libre aillant qu'ils ont vécu. Et ne l'auront point vue obéir qu'à son xtrince. Horace, a. ni, se. vi.
c'est-à-dire : et ne l'auront vue obéir qu'à son prince {point renforçant la négation ne). Même sens dans ces vers du Menteur (V, ni) :
Je jure les rayons du jour qui nous éclaire.
Que tu ne mourras point que de la main d'un père.
c'est-à-dire : Tu ne mourras que de la main d'un père.
Donc, il n'y a que et // n'y a pas que; je n'ai que et je n'ai pas que, ont sensiblement le même