X PRÉFACE
Texécution des remèdes, les observances du régime, tout le trahissant aux yeux qui l'épient, il restreint forcément le chiffre des visites, le nombre et la dose des agents médicamenteux audessous du minimum strictement indispensable.
— Et s'il se rationne ainsi, lui, jugez de la portion congrue à laquelle sa femme va être réduite!
Aussi, lorsqu'elle guérit — ^ et la plupart finissent par guérir — c'est bien à juste titre un cas de plus à porter au compte de ces cures spontanées où l'omission des spécifiques ne fait que mieux ressortir l'admirable pouvoir épurateur de la nature médicatrice.
Et pour répondre à ces multiples et pressantes exigences, sur qui compte-t-on?. . . sur le médecin . On y compte aveuglément, fanatiquement, exclusivement : on y compte de toutes parts ; et, qui pis est, on y compte des deux côtés. Observez-les en action, en péril, c'est merveille de voir les intérêts les plus opposés, les moins conciliables^ aller — spectacle qui nous est donné chaque jour
— demander secours à la même source, à ]a même science, bien souvent vers le même cabinet, au risque de se heurter dans la salle d'attente! A peine entré en convalescence, Léandre n'est point mûr pour la noce. L'ajournera-t-il, cependant, d'une semaine?... « Allons donc! se dit-il, le moment venu, j'irai consulter un bon médecin ! » — « Mon Agnès a bien