‹ Le péril vénérien dans les famillesChapitre 9 sur 26 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

core, je le crains. Eh bien ! ce double non lui vaudra parfois, l'un la vérole, l'autre une condamnation en police correctionnelle.

Encore si, tout ayant marché à souhait, notre confrère pouvait faire fond sur quelque reconnaissance ! Hélas ! — ceci est trop dans la nature humaine pour ne pas entrer en ligne de compte dans notre budget prévisionnel — l'ami des mauvais jours, une fois l'orage passé, devient le confident incommode dont la présence rappelle la faute qu'on commençait à oublier, fait craindre une révélation qu'on veut à tout prix éviter. Et poliment, mais nettement éconduil, nouvelle victime de l'ingratitude légendaire des clients, il ne lui reste qu'à méditer cette exquise consolation offerte, en pareille mésaventure, par notre D' B. . . , à un confrère qui lui contait ses doléances : « Dans ces cas-là, mon cher ami, il n'y a pour le médecin que deux choses à faire : se renfermer dans sa dignité... et toujours bien marquer les visites I »

A l'aspect de ce labyrinthe, d'aucuns, frissonnant, balancent et font un pas en arrière. « Quand la vérole entre dans une maison, moi j'en sors! » me disait un jour notre Amédée Bonnet, en me repassant un bon client de cette catégorie... Or, quel qu'il soit, un client trouve toujours preneur; là n'est pas la difficulté. Mais à son tour

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