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un cimentrouge très-adhérent (2);.mais dans lequel il n'entre ni plâtre ni sable. Les trois murs qui resardent la plaine ont environ 300 brasses de long, et sont séparés l’un de l'autre par un intervalle de 30 à 40 pieds. Le mur extérieur est beaucoup plus solide que les deux autres, et les pierres en sont
plus épaisses, Tous trois sont percés d’une porte
dans le milieu. La porte du premier s'appelait porte du sable ; celle du second rappelait le nom de larchitecte de la forteresse ; la porte du troisième mur
s'appelait Viracocha. Dans l’espace embrassé par cette triple rangée de murailles, s'élevait une tour ronde , décorée avec luxe, et réservée à l’inca. De chaque côté étaient deux grandes tours'carrées pour les soldats. Les portes, comme presque toutes celles des édifices péruviens, avaient la forme égyptienne d’un trapèze allongé.
À quelque distance de la forteresse, sur le plateau , se trouve une pierre énorme que l’on appelle la pierre fatiguée. Les Amautas racontaient, à l’époque de la conquête espagnole, que l’on avait employé 20,000 Indiens à la transporter en ce lieu, au moyen de cordes. 10,000 hommes la tiraient et 10,000 la retenaient, par derrière, aux descentes ; mais elle ne fut pas maintenue assez solidement, et,
(2) Je ne crois pas que cela soit exact, jamais les Indiens n’employaient le ciment dans les constructions dont les pierres étaient faillées, et dans celles qui étaient faites de pierres brutes le centre/seul des murs était rempli avec de la terre, C’est précisement lPabsence de ciment qui rend si merveilleuse Ja durée des constructions faites en pierres taillées, L A.
dans une pente rapide , elle écrasa plusieurs cen. taines d'Indiens. De là venait la tradition qu'elle avait sué du sang. On remarque, à l’une de ses extrémités, deux trous qui paraissent avoir été pratiqués pour qu'on y püt passer des cordes. Une portion considérable de cette pierre est enfouie dans le sol. On ne sait quel en était l'usage. Les pierres étaient, comme nous l'avons dit, l’objet d’une vénération toute particulière chez les Péruviens, La race humaine formée de pierres, les frères de Manco-Capac changés en pierres, les combattants rés des pierres et suscités miraculeusement par Viracocha, dans le grand combat qui avait eu lieu sous les murs du Cuzco; tous ces souvenirs expliquent ce culte, à Îa fois religieux et patriotique. Mais on ne peut dire en quoi il consistait, ni jusqu’à quelle époque il a persisté. Il est probable qu'il était tombé en désuétude sous les derniers incas: cependant on voii encore de ces monolithes monstrueux à Ollantai-Tambo, dont la construction ne remonte pas au delà du 8° inca. Quant à la pierre du Cuzco , on peut douter qu’elle ait jamais été l’objet d’un culte ; ce qui paraît assuré c’est qu’elle n'était pas arrivée à sa destination dans le lieu où on la voit encore.
Nous trouvons au Pérou un grand nombre de pierres qui ont dû servir, comme les dolmens druidiques, à des sacrifices humains. Mais ces pratiques barbares doivent remonter à une époque antérieure aux incas. Îl est très-probable que c'est à partir de
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