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partout et n'ont pas besoin de chemins), ignorant par conséquent la commodité des transports au moyen de voitures, et faisant tous leurs voyages à pied, ils ne s’occupèrent que de les rendre praticables. Cette habitude de parcourir à pied de grandes distances s’est conservée chez les Indiens, qui sont, de tous les peuples du monde, les plus infatigables et les mieux exercés à la marche. Le transport de presque toutes les denrées se fait encore aujourd'hui, au Pérou, à dos d'homme, là oùles bêtes ne peuvent passer.
IX. Maisons des particuliers. Dans le voisinage de Sausa (Jauja), les maisons des particuliers étaient construites, soit en terre, soit en pierre sèche mêlée à la terre. Elles étaient tantôt carrées, comme à Mito. et à Orcotuna, tantôt rondes, comme à Tunumarca et à Aucomarca ; elles avaient une porte et point de fenêtres. On ne voyait pas d'habitations isolées ; mais elles étaient groupées en bourgardes et disposées ordinairement sur deux lignes. À Sausa, d’un côté, elles étaient toutes rondes; de l’autre, toutes carrées.. On trouve des villages dont toutes les maisons O
chaque. habitation était un mur et un espace libre.
À Pucara, près de Tucto, et dans d’autres lieux, se trouvaient des habitations creusées dans les rochers. Dans quelques provinces, les maisons se trouvaient placées sans aucun ordre apparent. Les villes étaient ordinairement entourées de trois murs de circonvallation, séparés l’un de l’auire par un intervalle de 30 à 35 pieds. Vers le centre de la ville, était une grande place sur laquelle s’élevaient presque tou
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jours deux monuments carrés qui sont appelés comme presque tous les anciens édifices, palais de f’Inca, mais qui ne sont rien moins que cela : c'étaient des lieux de réunion d’un usage assez semblable à celui des basiliques des colonies et des municipes romains.
X. Sépultures. Le mode de sépulture variaït suivant les contrées,
On voit, près de Truxillo, dans la vallée du grand Chimu, la fameuse huaca de S. Pedro, immense cimetière de forme conique de 2,000 pas de circonférence sur 80 d’élévation. Les Indiens étaient inbumés, accroupis dans Îa terre et disposés par couches, les couches diminuant toujours d’étendue à mesure que la nécropole s'élevait. Ce mode était pratiqué sur toute la côte septentrionale du Pérou.
Dans la Cordillère les corps étaient déposés dans le creux des rochers et l'ouverture était ensuite bouchée avec soin.
Dans le sud du Pérou, du côté de la mer, les cadavres étaient accroupis ou étendus dans le sable.
Chez les peuples Aymaras, on élevait des tombeaux en terre appelés Chulpas qui renfermaient chacun un certain nombre de corps. La forme de ces chulpas varie, mais la plupart sont terminées en cônes. La porte est ogivale, très-étroite et atteignant rarement la hauteur d’un homme. La chulpa aextérieurement une élévation de cinq à huit mètres.
Ces chulpas se rencontrent quelquefois isolés, plus souvent réunis sur de petites éminences et algnés deux par deux. Les unes sont rondes et coniformes, les autres carrées et plates. La chambre